Equipe: Benoit Poelvoorde, Béatrice Dalle, Fabrice du Welz, Fantine Harduin, Laurent Lucas, Romain Protat, Thomas Gioria, Vincent Tavier
Durée: 98‘
Genre: Drame
Date de sortie: 15/01/2020
Cotation: *** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Paul est un jeune garçon solitaire de 14 ans. Sa mère est femme de ménage dans une clinique psychiatrique. Son père les a quittés il y a déjà très longtemps. Une nouvelle patiente arrive à la clinique. Elle s’appelle Gloria, une adolescente trouble et solaire. Paul va en tomber amoureux fou et s’enfuir avec elle, loin du monde des adultes...

Notre critique:

Après CALVAIRE, ALLELUIA, voici donc ADORATION, troisième et dernier volet de la trilogie ardennaise de Fabrice Du Welz. Quittant ses personnages adultes, violents et plus tortueux, il suit cette fois la rencontre de deux jeunes adolescents, Paul et Gloria, deux côtés d’une même médaille sensuelle et plus pure, celle du coup de foudre d’un amour adolescent.

Mais cette sensualité, magnifiée par la formidable photographie de Manuel Dacosse, mise en scène au milieu d’une Nature grandiose, à la fois protectrice et effrayante, est au fil du récit et de la folie de Gloria, battue en brèche pour finir par une violence destructrice qui ne laissera personne indemne.

Les deux jeunes gens fuiront le monde des adultes créant sur leur passage une tourmente que Fabrice Du Welz filme avec beaucoup d’énergie transférant sur la pellicule (il n’aime pas le digital!) toutes les tensions des différents protagonistes.

Bien sûr, c’est sur le jeu des deux jeunes acteurs, le français Thomas Gioria (JUSQU’A LA GARDE) et la belge Fantine Harduin (HAPPY END), présent dans la majorité des plans, que repose une bonne partie du film. Et leur talent, prometteur, confère au film ce mélange de sensualité et d’énergie plus sombre qui enrobe le récit.

Plus éloigné d’une violence plus visuelle comme l’était CALVAIRE, ALLELUIA ou VINYAN, ADORATION marque une certaine transition dans l’oeuvre du cinéaste belge. Avec ce film, on sent qu’il approche d’une horreur plus subtile, plus psychologique. Il s’intéresse visiblement plus à une horreur plus indicible, présente à la fois dans l’esprit des protagonistes mais aussi dans leur environnement. On attendra donc avec intérêt de voir ses prochains films…

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A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...