Titre français: Comme Un Garçon

Equipe:
Durée: 100‘
Genre:
Date de sortie: 20/08/2002
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Play-boy londonien de 38 ans, Will Freeman cultive son égocentrisme en se fixant deux objectifs dans sa vie oisive, ne rien faire de ses dix doigts et accessoirement tomber les filles si possible pas encombrantes et jetables. Pour le premier rien de plus simple, les droits d'auteurs qu'il perçoit d'une chanson de Noël écrite en 1958 par son défunt père, lui permettent de dépenser sans compter et de vivre grassement sans bouger un seul orteil. Quant au second, pour courir les jupons, Will s'invente un fils imaginaire histoire de suivre des réunions pour parents divorcés et attirer de jolies mères célibataires pas compliquées à draguer mais surtout faciles à quitter. Lors d'un rendez-vous, Suzy l'une de ses nombreuses conquêtes, amène avec elle Marcus, le fils de 12 ans de sa meilleure amie, l'excentrique et dépressive Fiona. Peu à peu entre Will et Marcus va naître une étrange amitié.

Notre critique:

Je ne sais pas si vous avez remarqué mais depuis QUATRE MARIAGES ET UN ENTERREMENT, tous les ans c’est réglé comme du papier à musique, à un moment ou à un autre nous débarque sur les écrans la dernière comédie « sentimentalo-romantico-populaire » aux accents britishs susceptible de réconcilier toute la petite famille autour d’un seau de pop-corn un après-midi pluvieux. Avec son brushing impeccable, son regard de cocker et son air un peu coincé mais tellement anglais, le fidèle Hugh Grant nous y ressort presque à tous les coups sa panoplie d’éternel séducteur, prêt à faire fondre la moitié de la gent féminine dès la vision de la bande-annonce.

Faisant partie de la moitié restante, tendance stoïque voire quelque peu allergique aux attributs du mâle et réfractaire au genre, je ne vous cache pas que la perspective de retrouver le sourire ultra-bright de la star sous la direction des auteurs d’un des plus grands chefs d’œuvre de ces dernières années (l’affligeant AMERICAN PIE), n’était pas pour moi des plus euphorique et rassurante. Pourtant force est de constater que le pire a été évité. Sans doute soucieux de vouloir élargir leur public jusqu’à présent principalement (pré-)pubère, en adaptant le best-seller de Nick Hornby, les frères Weitz ne prennent certes pas de gros risques mais signent cependant une gentille et honnête comédie prouvant ainsi que l’humour pipi-caca n’est pas une fatalité. En prenant soin de ratisser large parmi les sujets bateau (solitude, peur de s’engager, responsabilité familiale…) afin que chacun puisse s’y retrouver, teintant l’affaire de bons sentiments et même de quelques gags qui arrivent à faire mouche, enrobant le tout dans une réalisation propre et sans surprises, ils s’assurent ainsi les faveurs d’un large auditoire.

Avec un rôle quasiment pensé sur mesure pour sa vedette (qui d’ailleurs laisse peu de place et sacrifie quelque peu les seconds rôles), ABOUT A BOY ravira les adeptes de Hugh Grant et probablement en ralliera certains. Même si l’acteur use toujours de ses charmes, pour une fois il ne s’en sort pas si mal et devient presque buvable voire craquant l’espace de quelques secondes (son nouveau coup de peigne y étant sans doute pour beaucoup). Bonne nouvelle me direz-vous. Ceci étant, tout cela transpire et sent quand même fort le coup téléphoné, libre à vous de vouloir décrocher.

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