Titre français: Sonia Horowitz

Equipe:
Durée: 112‘
Genre:
Date de sortie: 02/05/2000
Cotation: o (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Sonia Horrowitz emménage à New York où son brillant mari étudie la loi mosaïque. Tout en assumant son rôle d'épouse, de mère au foyer et respectant les diktats de la communauté qu'elle vient d'intégrer, Sonia va vite étouffer. Résolument moderne et active, elle va tenter de concilier sa vie de famille avec sa passion: la joallerie. Le clan n'appréciera guère cette conduite jugée délurée.

Notre critique:

Ce film au titre original évocateur (A PRICE ABOVE RUBIES – Plus de valeur qu’un rubis) a été rebaptisé par un SONIA HOROWITZ, très tendance après le succès fulgurant du dernier Julia Roberts: ERIN BROCKOVICH. Pourtant, ici, il n’est nullement question d’une success story mais bien de l’affranchissement d’une femme dans la communauté hassidique. Sonia est d’ailleurs prête à payer le prix pour reconquérir une liberté perdue. Sur un ton relativement désinvolte, le réalisateur Boaz Yakin (FRESH) enfile les scènes les unes après les autres sans grâce ni vigueur. De fait, on en arrive bien vite à se demander vers quels flots nous entraîne cette histoire certes humaine mais dénuée de passion. Et ce n’est pas Renée Zellweger, que nous avons pu découvrir aux côtés de Tom Cruise dans JERRY MAGUIRE, à la vitalité pendouillante, ni l’habituellement extraordinaire Christopher Ecclecston (JUDE et PETITS MEURTRES ENTRE AMIS), coincé dans le sectarisme de son personnage, qui insufflent une quelconque force à ce soufflé lourd et collant qui met face à face une culture engoncée dans ses rituels et une femme tentant de revendiquer son identité.

A propos de l'auteur

Journaliste