Titre français: Meurtre Parfait

Equipe:
Durée: 106‘
Genre:
Date de sortie: 06/10/1998
Cotation: * (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un requin de la finance new-yorkaise se rend compte que sa jeune et jolie épouse le cocufie dans la joie et la bonne humeur avec un artiste peintre. Touché dans son orgueil, il décide de la supprimer. Et plutôt que de le faire lui-même, il ne trouve rien de mieux que de le demander, -devinez à qui?- à l'amant de sa femme. Le jeu du chat et de la souris peut dès lors débuter et l'on ne sait bientôt plus très bien qui est le chat, qui est la souris, à moins qu'il n'y ait plusieurs chats et plusieurs souris.

Notre critique:

Remake du DIAL M FOR MURDER d’Alfred Hitchcock, lui-même tiré d’une pièce de Frederick Knott, PERFECT MURDER est un film purement utilitaire. Le genre de projet que l’on sent sorti des cartons de producteurs et de scénaristes peu inspirés ou adeptes du moindre effort. Nous n’avons ici que l’actualisation d’une intrigue qui, même en 1954, n’était pas suffisamment tirée par les cheveux pour nous tenir vraiment en haleine sans le talent incomparable du père Alfred. Est-il vraiment besoin d’écrire qu’Andrew Davis (THE FUGITIVE, 1993) fait comparativement pâle figure malgré un indéniable savoir-faire qui doit beaucoup aux ambiances créées par son chef opérateur Dariusz Wolski?

Reste un Michael Douglas égal à lui-même dans un de ces rôles de prédateur qu’il affectionne depuis le Gordon Gekko de WALL STREET d’Oliver Stone. A ses côtés, Gwyneth Paltrow manque de cet indéfinissable charme qui aurait pu la rendre attachante,  se contentant de quelques moues capricieuses et de trois mots en arabe, français et espagnol, pour nous faire prendre part à son drame de milliardaire malheureuse, victime d’un méchant mari.

A part ça, il parait que Gus Van Sant (DRUGSTORE COW-BOY, TO DIE FOR) a été chargé de remaker de PSYCHO de toujours le père Alfred avec le ci-présent Viggo Mortensen (l’artiste qui manie le pinceau à en faire se pâmer Gwyneth, c’est lui). Manifestement, on n’a pas fini de s’ennuyer au cinéma avec d’aussi affriolants projets!

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Journaliste