Equipe:
Durée: 111‘
Genre:
Date de sortie: 25/02/2003
(cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Detroit, 1995. Jimmy Smith Jr. vit dans une banlieue paumée. Pour s'en sortir, pour réaliser ces rêves et pour devenir quelqu'un d'autre, Jimmy a choisi le hip-hop. Mais au cours d'une joute avec des rappeurs noirs, il perd soudain la voix et est ridiculisé... S'il veut s'en sortir la route sera longue et le chemin intérieur difficile.

Notre critique:

Un gars paumé dans un coin paumé. Un gars qui, à son niveau, va réaliser le vieux rêve américain: s’en sortir. Que ce soit par la boxe ou par le rap et le hip-hop, le sujet est le même. Le fait de mettre un blanc dans un monde de noirs n’est qu’une cerise de plus sur un gâteau classique…

Si Eminem est indiscutablement à l’aise dans ce rôle taillé sur mesure et d’où l’on sent poindre les références autobiographiques, Kim Basinger, dans un rôle de mère alcoolo, remet encore une fois son image en question avec un talent certain.

Vous l’aurez compris, ce n’est pas dans l’originalité du récit qu’il faut trouver les qualités de 8 MILE mais plutôt dans son illustration des racines du hip-hop. Né dans un monde ouvrier, pauvre et démuni, cette poésie des rues, ce combat de rimes est très bien mis en images par un Curtis Hanson (L.A. CONFIDENTIAL) qui s’approche d’un réalisme presque documentaire tout en laissant une belle part à la fiction. Les règlements de compte verbaux, semblables aux joutes anciennes, sont autant de morceaux de bravoure qui rythment un film tourné résolument vers les jeunes sans pour autant sacrifier la forme (comme on le voit hélas trop souvent…).

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...