Equipe:
Durée: 112‘
Genre:
Date de sortie: 15/04/2003
Cotation: ** (cotations de « ooo » -restez chez vous- à « **** » -rdv de toute urgence au cinéma)

Si vous avez manqué le début:

Un commando de militants pour la protection animale fait irruption dans un laboratoire top secret pour libérer des dizaines de chimpanzés soumis à de terribles expériences. Manque de bol, un fois délivrés, les primates contaminés par un mystérieux virus, sont pris d'une rage incontrôlable, bondissent sur leurs sauveurs et les massacrent. 28 jours plus tard le mal s'est répandu à une vitesse fulgurante et une épidémie à dévasté toute l'Angleterre. Seuls quelques rescapés luttent pour survivre et échapper aux "contaminés-zombifiés" assoiffés de sang et de violence. C'est dans ce contexte que quelque part dans Londres désormais désertique, Jim, un coursier, sort d'un profond coma.

Notre critique:

Rancunier Danny Boyle? Il faut croire que non, puisque après un gentil mais retentissant plouf avec LA PLAGE (et ce malgré le torse imberbe d’un certain Léonardo), le voici qui s’associe de nouveau avec le scénariste /romancier Alex Garland pour nous balancer un film de zombies à petit budget sans la moindre trace de star à l’horizon. Après avoir étrenné sa DV en se faisant la main avec quelques commandes pour la télé britannique, c’est en numérique et épaulé par la patte du chef opérateur Anthony Dod Mantle (FESTEN) qu’il a décidé de reprendre le chemin du grand écran.

Mais qu’est-ce qui a bien pu le pousser à vouloir s’embarquer dans une sombre histoire de rescapés paumés, prêts à tout pour sauver leur peau alors que leur colle aux fesses un horde de féroces mutants, la bave aux lèvres et les yeux injectés de sang? Si on voulait faire dans le sérieux, on se dirait que le monsieur, taraudé par des questions existentielles sur la face sombre et violente de la nature humaine, a voulu s’essayer à l’allégorie plus ou moins futuriste. A moins que ça ne soit l’inverse et que tout ça ne soit qu’une grosse poilade du genre « chiche que je te fais un truc d’horreur façon road-movie à la sauce kitch ». Ou bien encore l’envie de rendre hommage au grand Romero et à la cultissime série B, dégoulinante d’hémoglobine.

Bref j’ai beau retourner toutes les possibilités dans tous les sens, à vrai dire aucune ne me satisfait tant ce film est bizarrement fichu et ne correspond à rien de bien précis. Certainement pas réussi, mais pas pour autant raté, 28 DAYS LATER est une sorte de bouillie de différents genres qui certes s’avale mais laisse aussi sur sa faim. Bon, l’intrigue n’est guère originale mais tout du moins au début elle arrive à réveiller quelques bons vieux réflexes nerveux susceptibles de nous faire sursauter le postérieur. De même il faut bien avouer que les images apocalyptiques d’un Londres désert et ravagé sont particulièrement étonnantes et efficaces. Mais une fois la surprise dépassée, la dynamique de l’ensemble s’essouffle vite et ni la bande acteurs pourtant sympathique, ni leur échappée bucolique et encore moins leur arrivée dans un camp militaire improvisé et pour le moins douteux, n’arrivent vraiment à nous tenir en haleine ou susciter de l’intérêt. Dommage, on aurait aimé retrouvé le papa de TRAINSPOTTING en meilleure forme, mais bon c’est pas la fin du monde non plus.

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Journaliste

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