Ce 35e Festival International du Film Francophone de Namur sera bien sûr forcément particulier en cette période de pandémie.
Mais les organisateurs se réjouissent malgré tout d’avoir réussi à mettre sur pieds cette édition. Il a fallu tenir compte des différentes contraintes existantes, environ 30% des partenaires n’ayant pas suivi cette année. Il a également fallu réduire le nombre de salles en accord avec le Caméo pour réduire les dépenses à ce niveau. Enfin, une des grosses difficultés a été la circulation des interprètes, des réalisateurs et des autres acteurs du cinéma. Il y aura aussi des mesures sanitaires strictes de distanciation, de port du masque et aussi fils devant les cinémas qui seront restreintes à 30 minutes avant la séance.

De plus, comme l’on sait, le secteur culturel ne se porte pas bien ainsi que le secteur Horeca. Et c’est pour répondre à cette problématique que le Festival a créer le FIFF ‘OFF cette année pour permettre la relance de ces différents secteurs. Beaucoup d’événements se dérouleront donc à Namur dans différents lieux afin de favoriser certains commerces touchés par la crise. Il n’y aura, par exemple, pas de chapiteau cette année pour favoriser le contact des spectateurs avec les restaurants et bars locaux qui accueilleront des min-événements en leur sein.

Côté programmation, c’est un film belge qui fera l’ouverture: UNE VIE DÉMENTE tandis que le film de cloture sera UN TRIOMPHE qui prouvera, si besoin est, l’importance de la culture dans notre société. Enfin, en solidarité avec le BIFFF, une soirée sera consacrée au fantastique avec un court-métrage et un film (YUMMI de Lars Damoiseaux) qui devaient être présentés en avril 2020 au BIFFF.
Belge collection qui viendra cloturer la sélection des court-métrages.

Le volet FIFF Pro sera là pour soutenir la jeune génération des cinéastes afin de les aider au passage à leur premier long métrage. Il y aura des ateliers, des workshops et des masterclasses en présentiel. L’atelier « le 3e personnage » sera consacré à la musique de film afin de pouvoir mettre en relation des porteurs de projet avec des compositeurs. La journée du cinéma belge (mardi 6 octobre) se fera en format hybride pour aider la diffusion, la circulation des oeuvres belges sur le territoire et à l’international.

Alors que FIFF Campus fait partie de l’ADN du FIFF, le Festival tenait à accueillir le plus de jeunes possibles avec une quarantaine de films, des ateliers et la création d’un jardin solidaire, même si cette année les plus jeunes ne pourront hélas pas participer suite aux décisions de la ministre de l’éducation.

Cette année, ce ne sont pas moins de 88 films qui ont été sélectionnés sur 1100 films reçus! 2 grands axes se dessinent dans cette programmation: importance du collectif (construire, rechercher la vérité) et croire au pouvoir de l’imaginaire. Dans la sélection, il y aura 3 films présentés dans la section « les pépites » en hors compétition avec 3 films d’animation et 4 longs métrages (L’ORIGINE DU MONDE, LA FRANCISCA, L’ENFANT RÊVÉ, MISS). En compétition officielle, il y aura une seule compétition cette année dans laquelle nous retrouverons 8 premiers films sur 13 longs métrages provenant de 9 pays différents. De plus, 3 premiers films avec le label cannois seront également à l’honneur: VAURIEN, SI LE VENT TOMBE, SLALOM.

Exceptionnellement, cette année, une seule compétition du court-métrage (21 films) regroupera l’ensemble des courts avec 4 séances lors du w.e. du court, la remise des prix ayant lieu le dimanche soir. Côté séries TV, deux séries seront présentées au Festival: « 10 pour Cent » (2 épisodes de la 4e saison) et « Invisible », une nouvelle série belge de genre. Les documentaires ne seront bien sûr pas oubliés avec notamment NAITRE D’UNE AUTRE, CHINA DREAM ou encore CHANCE (un docu-fiction).

Malgré la pandémie qui rend les déplacements plus difficiles, des invités feront malgré tout le déplacement: parmi eux, notons l’équipe du film d’ouverture, Albert Dupontel, Noée Abita, Giovanni Aloi, Ophélie Bau, Laurent Laffite, Hélène Vincent, Jalil Lespert et bien d’autres.

Adieu Les Cons
Adieu Les Cons d’Albert Dupontel

Infos pratiques: il n’y aura pas de passe disponible, les places à la séance seront au tarif de 6 euros et des séances seront également visibles sur la plateforme « Ciné chez Vous » après les projections. Plus d’infos sur: https://www.fiff.be

A propos de l'auteur

Rédacteur en chef/Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...