The Man Who Sold his Skin - L'Homme qui a vendu sa peau
Accueil Critiques The Man Who Sold His Skin

The Man Who Sold His Skin

par Eric Van Cutsem

Titre français : L'Homme qui a vendu sa peau

Equipe: Dea Liane, Kaouther Ben Hania, Koen De Bouw, Monica Bellucci, Yahya Mahayni
Durée : 104’
Genre: Drame
Date de sortie: 04/08/2021

Cotation:

5/ 6

Si vous avez manqué le début:

Dans un musée, deux hommes apportent un tableau bien emballé. Lorsqu'ils l'accrochent au mur, l'oeuvre se dévoile et l'on découvre qu'elle est peinte sur de la peau...

 

Notre critique:

Sam, un syrien, doit fuir la Syrie alors qu’il est amoureux de la belle Abeer. Un an plus tard, il vit d’expédients à Beyrouth et finit par vendre son dos comme toile à un artiste belge réputé, Jeffrey Godefroid. Mais vendre sa peau, n’est-ce pas quelque part vendre son âme?

Après avoir réalisé LE CHALLAT DE TUNIS et LA BELLE ET LA MEUTE, deux films très engagés sur son pays, la Tunisie, Kaouther Ben Hania se lance cette fois-ci dans un sujet avec une portée plus vaste encore puisqu’elle va faire s’entrecroiser la notion d’immigré avec la notion d’oeuvre artistique.

Avec son scénario très original, même si il a été inspiré par un fait divers (l’artiste Wim Delvoye a tatoué le dos de Tim Steiner un suisse de 31 ans et un collectionneur allemand en avait fait l’acquisition), THE MAN WHO SOLD HIS SKIN fait réfléchir sur de très nombreux sujets: l’amour, l’art, les réfugiés, la justice, etc.

Sans jamais prendre parti, la réalisatrice laisse entrevoir tous les biais d’une telle oeuvre d’art particulièrement quand elle est réalisée sur quelqu’un qui, à la base, n’a pas le choix et le fait pour des raisons qui dépassent l’art et l’oeuvre d’un artiste.

Le récit pousse jusqu’au bout le concept et va au-delà du fait divers en mélangeant au final art, science et politique dans un tourbillon qui fait encore réfléchir longtemps après la projection. Et c’est cela l’apanage des bons films de cinéma!

 

Ces articles pourraient vous intéresser