The Closet
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The Closet

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe : Jung-woo Ha, Kwang-bin Kim, Nam-gil Kim, Yool Heo
Durée : 97’
Genre :
Date de sortie :

Cotation :

5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

24 octobre 1998. Alors qu'une caméra vidéo enregistre ce qui s'apparente à un exorcisme dans une maison. La femme au centre du rituel se tranche soudainement la gorge avec un couteau devant l'objectif...

 

Notre critique:

Un architecte doué mais workaholic se retrouve contraint de garder sa fille car sa femme a été tuée dans un accident de voiture alors qu’il conduisait et en plus, il part avec elle à la campagne ans une maison où se déroule des phénomènes étranges.

A nouveau, avec ce THE CLOSET, il s’agit ici d’un film coréen présenté au BIFFF (et qui a obtenu ex-aequo le Corbeau d’Argent dans la compétition international), et une nouvelle fois, on part sur un principe somme toute très classique et plutôt convenu. Et comme souvent avec ce cinéma, ce sont à la fois le traitement et certains choix de narration qui vont faire toute la différence.

Articulé en trois volets, le premier plus court concerne la vie du père avec sa fille et son travail, le deuxième démarre avec la disparition impromptue de sa fille et le troisième raconte la venue du père dans le monde des esprits. Dans la première partie, on reste sur un volet plus réaliste, le deuxième concerne la recherche de la vérité et l’apprentissage de la vérité aussi incroyable qu’elle puisse paraître et élabore les premiers contacts avec le paranormal. Enfin, le troisième plonge le spectateur dans un univers parallèle, celui des morts avec une imagerie forte et emplie de symbolismes entre exorcisme et invocation de démons.

Cette excellente gradation dans la progression montre la maîtrise du réalisateur Kwang-bin Kim dans la gestion de sa narration fantastique et ce, même si, la bande musicale est parfois un peu trop omniprésente saturant les images au lieu de les faciliter et de les accompagner. Et sachant que c’est son premier long métrage, on ne peut que se dire qu’il risque de nous surprendre à nouveau! A suivre donc…