Superdeep
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Superdeep

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe : Arseny Syuhin, Milena Radulovic, Nikolay Kovbas, Sergey Ivanyuk
Durée : 113’
Genre : Film d’'horreur
Date de sortie :

Cotation :

1 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Russie. Anna Federova est en charge d'un projet pour un vaccin contre une nouvelle maladie. Son associé a accepté de s'injecter le vaccin mais hélas, celui-ci entraîne sa mort et Anya s'en veut d'avoir autorisé cette injection et d'avoir mené ces recherches sans faire de tests sur les animaux.

 

Notre critique:

Des morts étranges se sont déroulés dans la station Kola Superdeep qui se trouve dans un trou foré à 12 kilomètres sous la terre. Le directeur de recherche aurait dissimulé des essais secrets sur une maladie inconnue… Il n’en faut pas plus pour envoyer là-bas la scientifique spécialiste des vaccins.

SUPERDEEP, c’est le premier long métrage d’Arseny Syuhin, un réalisateur russe. Son film, présenté en première belge lors du Brussels International Fantasy Film Festival (le BIFFF), lorgne du côté de THE THING de Carpenter pour son environnement en huis-clos dans une base scientifique au milieu des glaces, mais aussi par son côté un peu brut. Le final, très fort inspiré de ALIEN, laisse entrevoir à quel point le réalisateur russe a été marqué par la science-fiction américaine.

Malheureusement, les dialogues sonnent faux, la mise en scène est basique, le scénario très explicite et certaines « visions » scientifiques sentent le très bon marché… Le film s’enferre aussi dans des longueurs scénaristiques qui nécessitent de longues explications et cassent la dynamique de l’ensemble.

Mais ce côté brut et fauché est aussi ce qui fait en définitive le charme de SUPERDEEP, un film qui fleure bon la série Z. Car Arseny Syuhin a réussi quelques beaux plans montrant une certaine maîtrise de l’image qui laisse augurer un réalisateur qui pourrait, avec plus de moyens, passer à la vitesse supérieure. Il a aussi de temps à autre d’excellentes idées comme celles de l’ascenseur ultra-rapide qui descend en enfer et l’infection par les spores.

Seulement voilà, peut-être que vu les moyens, il aurait dû choisir de traiter l’ensemble avec plus d’humour et de dérision ou avec une approche plus onirique (comme dans la scène de la passerelle) au lieu de vouloir jouer sa carte pseudo-réaliste qui rend l’ensemble souvent involontairement drôle et quelques fois carrément ridicule.