Scream

Scream

Il y a 26 ans, Kevin Williamson écrivait un script inspiré du tueur de Gainseville, Danny Rolling. En grand fan des films et notamment des films de genre, il choisit d’écrire un scénario très référencé, jouant à fond sur les codes du cinéma d’horreur pour en renouveler les ficelles.

C’est Wes Craven, grand spécialiste du genre, qui, en homme qui a créé lui-même certains des codes, s’est chargé de les détourner en réalisant SCREAM (1996), un nouveau jalon en matière de film de slasher alors que le genre était en épuisement presque complet à l’époque.

La franchise était lancée et ce que SCREAM critiquait est arrivé aux séquelles successives pour se terminer sur SCREAM 4 en 2011. Il aura fallu 11 années et le scénario de James Vanderbilt (qui avait écrit le ZODIAC de Fincher) aidé de deux réalisateurs pour créer cette « requel » comme le qualifie l’un des personnages du films.

L’auto-référence, le second degré, le jeu avec les codes du cinéma d’horreur moderne sont bien évidemment omniprésents dans ce nouveau film qui mêle habilement anciens personnages et nouvelle génération d’acteurs dont la filiation avec les anciens tisse une nouvelle toile d’interactions (Sam Carpenter est la fille de BIlly, le premier tueur).

Bien sûr ce nouvel opus intègre toujours une réflexion plutôt second degré et amusante sur les fans d’horreur mais aussi sur le danger lié aux suites (se moquant ainsi de sa propre franchise).

Si, dans son ensemble, le film se laisse voir aisément et divertit tout en assurant sa filiation avec son ancêtre lointain, le final, hélas, tente de boucler une lignée qui comme on le sait dans ce genre est censée ne jamais se terminer. En contractant cet univers sur un final quelque peu bâclé, SCREAM nouvelle mouture 2022 fait rester le spectateur sur sa faim…

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