Little Joe

Little Joe

Présenté en compétition à Cannes, LITTLE JOE avait alors obtenu le prix de la meilleure actrice pour Emily Beecham (HAIL, CAESAR!). Prix mérité pour l’actrice même si la compétition proposait des rôles de femmes qui auraient mérité largement ce prix (on pense à Adèle Haenel ou Noémie Merlant dans PORTRAIT DE LA JEUNE FILLE EN FEU).

Par contre LITTLE JOE est un film quelque peu décevant. Non pas qu’il s’agisse d’un mauvais film, loin de là, mais avec un sujet qui fait largement penser à la célèbre série “Black Mirror”, on aurait pu s’attendre à une fable fantastique à la conclusion forte et très exemplaire.

Mais voilà, même si la réalisatrice autrichienne Jessica Hausner aime les sujets au bord de l’ironie (LOURDES) et de l’étrange (HOTEL), même si elle fait preuve d’une maîtrise de son scénario et de sa mise en scène, elle n’évite pas une structure de récit assez répétitive, un manque de subtilité dans le fond de l’histoire et une lenteur au niveau narratif qui pourrait gêner certains spectateurs qui s’attendent, avec un sujet tel que celui-là, à un rythme plus soutenu.

Bien sûr, LITTLE JOE est une mise en garde intelligente sur les dangers des manipulations génétiques mais il manque réellement une tension dramatique dans la narration et de vrais enjeux sociétaux dans cet ensemble qui rappelle aussi de très loin INVASION OF THE BODY SNATCHERS…

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