L’homme de la cave

L'homme de la cave

Après NORMANDIE NUE il y a 3 ans, déjà avec François Cluzet, Philippe Le Guay s’éloigne un peu de la comédie pure pour nous plonger dans un drame avec quelques accents d’humour grinçants. Car L’HOMME DE LA CAVE est d’abord un événement somme toute banal (la vente d’une cave) qui va évoluer lentement et surment en un bras de fer entre un homme et une famille.

Avec sa mise en place très dialoguée, L’HOMME DE LA CAVE annonce la couleur: le film sera une suite de discussions autour de la thématique qui va opposer Jacques Fonzic, négationniste et raciste notoire, à la famille Sandberg, une famille juive et bien nantie.

Si l’idée de cette opposition est séduisante, Philippe Le Guay et ses deux compères scénaristes la placent dans un récit beaucoup trop binaire dont les protagonistes, assez caricaturaux eux aussi, ne font que renforcer cette impression. Et la scénario lui-même joue un peu trop sur des hasards/coïncidences trop faciles.

Et si le casting est assez séduisant et convaincant (Bérénice Bejo et Jérémie Rénier forment un couple crédible), le film finit sur une fausse note en montrant que Simon ne sera reconnu par sa famille qu’au moment où il s’en prendra physiquement à Jacques, en clair au moment où il ne montre plus l’exemple. Ce qui implique une sorte de reconnaissance de l’auto-justice face à la justice montrée comme impuissante dans ce cas…

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