Les Olympiades
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Les olympiades

par Eric Van Cutsem

Equipe : Céline Sciamma, Jacques Audiard, Jehnny Beth, Lucie Zhang, Léa Mysius, Noémie Merlant, Stephen Manas
Durée : 105’
Genre : Drame
Date de sortie : 03/11/2021

Cotation :

5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Dans un appartement au sein d'une cité, une jeune femme, Emilie, nue, chante en karaoké couchée sur un divan. Son compagnon, lui aussi nu, vient la rejoindre...

 

Notre critique:

Présent en compétition officiel au 74e Festival de Cannes, Jacques Audiard revient donc à Cannes avec LES OLYMPIADES après avoir proposé à Venise en 2018 LES FRERES SISTERS (voir l’interview d’Audiard lors de la sortie du film ici). Pour mémoire, il avait gagné la Palme d’Or en 2015 avec DHEEPAN.

Après son intrusion westernienne, Audiard revient donc à ses préoccupations sociétales avec LES OLYMPIADES (nom d’un quartier chinois dans la région parisienne). Il nous embarque dans une triangle amoureux avec un rythme soutenu et une mise en scène très fluide, le tout tourné en noir et blanc (bonne idée pour opposer passé et modernité) avec un point de vue très moderne sur la jeunesse actuelle.

C’est sans doute pourquoi Jacques Audiard a choisi, pour ce film très différent des deux derniers, d’écrire le scénario à six mains avec Léa Mysius et Céline Sciamma. Cet apport au scénario se ressent fortement à la vision du film justement dans une approche moderne de la notion de genres mais aussi dans des détails de scénario ou de dialogues qui sonnent parfois plus équilibrés entre les rôles féminins et masculins.

En s’attachant aux 3 personnages, LES OLYMPIADES explore bon nombre de facettes de notre société du 21e siècle: une sexualité plus libérée mais aussi plus complexe, la richesse de la pluri-culturalité, le cyber-harcèlement ou encore l’épanouissement et le bonheur au quotidien. Tous ses sujets sont là en toile de fond permanente de ses chassés-croisés amoureux accentuant cette justesse de ton qui baigne l’ensemble du film.

Si l’ensemble du film est vraiment bien ancré dans la réalité, il y a un je-ne-sais-quoi de magie du quotidien (ou peut-être est-ce le noir et blanc?) qui rend le film facile à voir et à suivre tout en nous laissant après la projection un sentiment de bonheur diffus comme si nous avions assisté à une tranche de vie de quelques-uns de nos amis.

 

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