Les jeunes amants

Les jeunes amants

Elle a 71 ans, il en a 45. Ils se sont rencontrés autrefois et se retrouvent en mode séduction. Et tombent follement amoureux. Sur cette histoire d’amour atypique, la réalisatrice Carine Tardieu élabore son quatrième film (après notamment OTEZ-MOI D’UN DOUTE) avec un casting parfaitement en phase avec le sujet, Fanny Ardant et Melvil Poupaud en amants improbables et Cécile De France en femme trompée mais très amoureuse.

Ce qui caractérise le cinéma de Carine Tardieu dans ses 3 premiers films, c’est une tendresse toute particulière pour ses personnages mais aussi une douceur et une fluidité dans sa mise en scène. Ce nouveau long métrage confirme les qualités de la réalisatrice dans la narration et dans la mise en scène.

Servi par des dialogues très naturels, LES JEUNES AMANTS joue avec le non-dit et les regards pour créer l’émotion amoureuse et enchaîne sans à-coups les évolutions des personnages. Réaliste sans être pour autant voyeur ou racoleur, le récit parvient à faire réfléchir le spectateur sur un sujet rarement abordé au cinéma (sauf sans doute dans le très beau HAROLD ET MAUDE): un homme dans la fleur de l’âge qui tombe éperdument amoureux d’une femme abordant la vieillesse et la fin de sa vie.

Carine Tardieu réussit là un beau film emprunt de douceur sur une romance improbable tout en parvenant à séduire et à emmener le spectateur sur des chemins remplis d’émotions et de tendresse.

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