Les Amours d'Anaïs
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Les amours d’Anaïs

par Eric Van Cutsem

Titre français : Les amours d'Anaïs

Cotation :

5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Anaïs sort en courant d'un fleuriste avec un bouquet à la main pour retrouver sa propriétaire qui lui amène un détecteur d'incendie et en profite pour lui rappeler qu'elle a du retard dans le paiement de son loyer.

 

Notre critique:

LES AMOURS D’ANAÏS suit une fille nature qui dit tout ce qu’elle pense, une femme libre dans sa tête et dans son corps, un personnage en course perpétuelle toujours en mouvement. Tranche de vie plutôt que récit avec un début et une fin, le film nous entraîne dans le sillage d’Anaïs et des ses amours.

Premier film de Charline Bourgeois-Tacquet, LES AMOURS D’ANAÏS est un film très léger (dans le bon sens du terme) à l’image de son personnage principal et d’une mise en scène très fluide qui colle au côté sautillant de la jeune femme.

On se laisse prendre au jeu des amours d’Anaïs, même si celles-ci sont fortement égoïstes. Et c’est cela qui est le plus étrange dans ce film, c’est qu’au final, ce personnage virevoltant (jusqu’à en être parfois irritant), brillant, attirant les regards et stigmatisant l’intérêt, devient peu à peu antipathique tant il est égoïste.

L’étincelle de ce personnage, c’st avant tout celle de son interprète la très naturelle Anaïs Demoustier (AU POSTE, QUAI D’ORSAY) qui donne au personnage toute sa force mais aussi toute l’ambiguïté de cette tranche de vie d’un être qui vit ses amours comme si c’était les dernières à chaque fois. Rafraichissant!

 

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