La Quietud

La Quietud

LA QUIETUD, en plus d’être le titre du film, est aussi le nom de la splendide demeure de la famille Montemayor, composée de deux charmantes soeurs plutôt fusionnelles, Mia et Eugenia, (la scène de masturbation à deux en témoigne), d’une mère qui semble diriger toute la maisonnée d’une main de fer et d’un père au passé trouble et à la fortune sujette à caution, issue probablement de l’époque de la dictature militaire.

Sur cette toile de fond, le réalisateur argentin, Pablo Otero, brosse un triple portrait féminin plutôt saisissant, trois femmes sur le fil du rasoir dont les rapports sont au final essentiellement conflictuels. Avec le patriarche dans le coma, le passé politique de l’Argentine va venir les rattraper et les précipiter un peu plus dans un univers de folie.

Si la musique est un peu trop présente et nuit à la narration, et si le récit est un peu trop sinueux par moment (on sent la volonté de forcer un peu le mystère) tandis que le fond politique est finalement à peine effleuré, LA QUIETUD bénéficie heureusement d’un casting magnifique qui maintient l’ensemble. Martina Gusman et Bérénice Bejo sont parfaitement crédibles en soeurs, et Graciela Borges tient le rôle de la matriarche avec conviction.

Articles associés

Bad Boys: Ride or Die

The Zone of Interest

La fille de son père