Hunter Killer

Une forme de guerre froide étant revenue entre les USA et le reste du monde, il n’est pas étonnant de commencer à voir ré-apparaitre ce sous-genre dans les cartons des maisons de production hollywoodiennes. D’où ce HUNTER KILLER…

Hélas, on est bien loin des THE HUNT FOR RED OCTOBER ou des CRIMSON TIDE dans cette production au casting plutôt réussi mais au scénario proche du n’importe quoi. En résumé, si les interprètes flottent encore, le récit lui a depuis longtemps touché le fond.

Il semble que ni Arne Schmidt (dont c’est le premier scénario) ni Jamie Moss (à qui l’on doit le très controversé GHOST IN THE SHELL avec Scarlett Johansson) ne se soient fort inquiétés de la crédibilité et de la vraisemblance de leur histoire à l’écran. Cela donne un président Russe qui parle anglais à ses propres troupes qui parlent russe, ce même président pris en otage par ses généraux qui sera sauvé (oh zut un spoiler!) par une poignée d’américains super entraînés…

Bon d’accord, d’une certaine façon la tension est bien maintenue (lorsque le spectateur n’est pas perturbé parles invraisemblances) et les scènes d’attaques de sous-marin sont assez sympathiques. Mais voilà, le reste est une ode absolue et sans concessions à la puissance de feu américaine qui est présentée comme techniquement plus avancée que celle du reste du monde!

HUNTER KILLER est donc d’un insupportable patriotisme au détriment de toute crédibilité, ce qui ne peut que pousser le spectateur à éviter de se rendre en salle pour voir ce film. Dommage pour la palette d’acteurs, et Gary Oldman en particulier que l’on apprécie toujours de voir à l’écran…

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