Casino Royale
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Casino Royale

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe : Daniel Craig, Eva Green, Judi Dench, Martin Campbell
Durée : 144’
Genre :
Date de sortie : 21/11/2006

Cotation :

5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Prague. Pour gagner ses galons d'agent double zéro, Bond élimine Dryden, un agent double. Des années plus tard, en Uganda, le terrible truand international, surnommé le Chiffre, réalise une transaction avec des militaires. Pendant ce temps, Bond tente de récupérer vivant un poseur de bombes. Mais après une poursuite effrénée, Bond est contraint de le tuer en plein milieu de l'ambassade où il s'était réfugié. 007 se fait rappeler à l'ordre par M. Mais le tueur était lié indirectement à Chiffre et Bond n'entend pas lâcher la piste aussi facilement...

 

Notre critique:

Après plus de vingt années de bons et loyaux services, James Bond a pris chaque année un peu d’âge tant sur le plan du fond que de la forme… Depuis quelques temps déjà, les producteurs de cette énorme franchise essayent de donner du sang neuf en changeant les interprètes du célèbre 007. Entre Timothy Dalton et Pierce Brosnan, les fans ne s’y sont pas toujours retrouvés et la série n’a pas retrouvé les qualités inhérentes des GOLDFINGER et autres FROM RUSSIA WITH LOVE.

Et voici donc qu’entre en piste Daniel Craig, acteur britannique de théâtre, qui au cinéma s’est plutôt vu confié des rôles musclés vu son physique râblé (LARA CROFT, ROAD TO PERDITION), et qui entre dans la peau du célèbre agent. Ce changement de type d’acteur -adieu la finesse et le style d’un Sean Connery ou d’un Roger Moore- correspond à une volonté de faire de ce vingt-et-unième Bond, CASINO ROYALE, un tournant dans la série. Tournant d’ailleurs renforcé par le choix de raconter les débuts de James Bond en tant qu’agent double zéro…

Et dès le début, avec quelques images en noir et blanc, ce Bond annonce paradoxalement la couleur: il sera plus violent, moins drôle… Mais il n’y a pas que cela. Si les femmes sont toujours aussi jolies (Eva Green -fille de Marlène Jobert– en tête), le macho Bond sait se faire tendre (la scène de la douche est en soi une sorte d’anachronisme bondien) et amoureux. Le récit bénéficie même d’envolées fort romantiques et inhabituelles dans la série et, ô ironie, 007 se paie le luxe d’une torture où il sacrifie ses bijoux de famille pour son pays et sa belle…

Mais tous ces changements se font plutôt dans la continuité: Martin Campbell, le réalisateur en est à son deuxième Bond (après GOLDENEYE), les scènes de poursuite sont spectaculaires et musclées, James reste un macho sûr de lui et l’histoire est décidément toujours aussi mince que d’habitude, se pliant à la règle hollywoodienne qui veut que le terrorisme a remplacé la guerre froide d’antan.

Ce renouveau n’est donc que superficiel et ne masque pas le grand vide et la déliquescence qui touche la série. Et le retournement final, gros comme un paquebot, finira de fâcher les plus fidèles amateurs du super espion britannique 007…

 

 

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