Zodiac

Si on pouvait comprendre l’infidélité de David Fincher à Howard Shore sur un projet aussi particulier (et réussi) que FIGHT CLUB, on comprend beaucoup moins celle-ci. Il est pourtant clair que le boulot de David Shire s’apparente ici à du sous Shore, la force et l’ambiance en moins. Tout y est ou presque (y compris deux morceaux non retenus) mais la magie a bien du mal à passer sans les fabuleuses images de Fincher.

Si la complémentarité était de mise sur l’écran, la bo souffre réellement de l’absence de son support originel. Reste un ouvrage très correct mais qui manque de la magie qu’aurait pu y insuffler Howard Shore. A son corps défendant, Shire a dû s’inscrire dans un projet qui devait tenir à l’origine d’avec des morceaux pop ou rock de l’époque… De plus, il a été ‘marqué’ par l’emploi de la musique de THE CONVERSATION qui a été utilisée comme ‘temp-score’ (musique d’habillage lors du montage). Mais il reste que connaissant le soin apporté par Fincher à ses projets, on est en deça de ce que l'on aurait pu espérer.

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