X-Men: The Last Stand

X-Men: The Last Stand

Si les deux premiers opus avaient passé l’adaptation haut la main, ce n’était probablement pas sans rapport avec la présence de Bryan Singer (THE USUAL SUSPECTS, le remarquable APT PUPIL) derrière la caméra. Il avait su insuffler une dimension sombre, intelligente et mystérieuse aux fameux mutants de chez Marvel par une mise en scène en parfaite adéquation avec le sujet. Malheureusement pour la production de ce dernier volet de X-Men, l’ami Bryan a quitté le projet débauché par Warner pour travailler sur une suite de Superman…

Au cours de la production, des rumeurs ont couru mettant un moment Matthew Vaughn (LAYER CAKE) à la barre, et quand celui-ci renonça, ce fut au tour de Brett Ratner de rentrer dans la danse. Et disons-le sans ambages, un Ratner n’est pas du même acabit qu’un Singer! Après un RUSH HOUR pas trop mal réussi, on ne peut pas dire que le 2e opus avait quelque chose pour lui, et ce n’est ni RED DRAGON, ni THE FAMILY MAN qui l’ont placé dans la cour des grands… Avec X-MEN: THE LAST STAND, il confirme son manque de puissance derrière la caméra. Sa mise en scène basique, sans imagination montre très vite les limites de Monsieur Ratner, qui se laisse embarquer dans une suite d’effets spéciaux de plus en plus forts mais sans âme. Et ceux-ci ne masquent ni l’indigence de la mise en scène, ni la faiblesse d’un scénario que l’on doit pourtant en partie à Zak Penn (X2)… Enfin, on ne comprend pas ce qui a pu pousser Philippe Rousselot et Dante Spinotti a nous servir une aussi piètre photographie! Ce ne sont pourtant pas les derniers venus dans le domaine…

Côté histoire, l’idée des mutants qui pourraient être soignés par un vaccin, celle du mutant dont le pouvoir est de stopper les mutations des autres ou celle de l’intégration des mutants dans le gouvernement sont autant de bonnes idées mal exploitées. Par contre, les puristes seront certainement navrés par la genèse supposée de Jean – Phénix (une simple schizophrénie) qui n’a rien à voir avec l’ampleur de celle du Comics et la foison des personnages et des époques de mutants (Angel et Colossus en même temps?) qui commence à faire un peu trop.

Alourdi par une musique manquant de punch lors du final notamment, surchargé d’effets spéciaux souuflant, ce X-MEN: LAST STAND était définitivement un coup de trop qui ne manquera pas de nous faire regretter la maestria d’un Bryan Singer… Espérons donc qu’il s’agisse bien comme le titre l’indique du « last »…

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