Accueil Bandes Originales The Way Of The Gun

The Way Of The Gun

par Olivier Guéret
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Way Of The Gun

Equipe :
Durée : 119‘
Genre :
Date de sortie : 01/05/2001

Cotation :

0 of 6 stars

Si vous avez manqué le début:

Parker et Longbaugh, deux criminels, kidnappent la mère porteuse d'un couple très aisé et l'emmènent à Mexico en attendant que naisse le bébé. Leur plan est de garder la mère, la faire accoucher, échanger le bébé contre une rançon et conserver la mère porteuse en attendant d'être en sûreté. Mais comme le dit un des protagonistes : " Un plan, ce n'est qu'une suite de choses qui n'arrivent pas ! " et pan! tout va aller de travers...

 

Notre critique:

Entre Lumet et Peckinpah, Christopher McQuarrie signe avec WAY OF THE GUN, un western contemporain et crépusculaire.

Scénariste oscarisé pour son tortueux mais oh combien malin USUAL SUSPECTS, Christopher McQuarrie passe derrière la caméra tout en signant l’histoire – totalement allumée de la cafetière – de ce secouant WAY OF THE GUN. Son écriture serrée jouant entre le bon mot et la roue libre trouve son imagerie du côté des vieux Sidney Lumet mais aussi et même principalement chez Sam Peckinpah (n’en déplaise au metteur en scène qui se revendique plus du premier que du deuxième). En effet le cynisme et le jusqu’au-boutisme de ses protagonistes tout comme un final qui n’est pas sans rappeler une certaine HORDE SAUVAGE font sérieusement loucher cette gunfighterie vers le bon vieux Sam. Le metteur en scène-scribouillard parsème ainsi son ¦uvre de petits morceaux de bravoure hautement jouissifs et contourne ainsi quelques balises policières. De purs moments d’hystéries, il passe à la poursuite de voitures la plus lente du septième art, à un règlement de compte au-dessus du ventre de la femme mettant au monde par césarienne. Sans foi, ni loi sauf celle de la poudre, McQuarrie trace sa route dans un genre le couteau entre les dents et les mains dans le sang. Mais outre cette dithyrambe en forme d’hommage sur la forme, le fond comprenez les tréfonds scénaristiques et manipulateurs (étonnant, non ?) nourrissent des flous que d’aucuns apprécieront – enfin quelque chose qui fait travailler les méninges – et que d’autres pourfendront – et quoi alors ?. En ajoutant à cela, les lignes de dialogues tant préfabriquées qu’elles n’arrivent à faire corps avec les personnages pour fort honnêtement campé. On comprendra aisément la nuance portée en final sur WAY OF THE GUN et une ¦uvre qui vise l’appellation « culte  » qui est déforcée voire amputée de son indéniable fougue brutale à force de trop vouloir jouer au malin et faire de son auteur.