The Corruptor
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The Corruptor

par Olivier Guéret
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Genre:
Date de sortie: 08/06/1999

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Nick Chen est le premier américain d'origine chinoise à avoir été nommé au poste d'inspecteur pour le territoire de Chinatown. Sous la botte du parrain local, Nick est prisonnier d'une toile où drogue, prostitution et maisons de jeu font bon ménage. Lorsqu'on lui attribue un nouveau partenaire, le jeune idéaliste Danny Wallace, il retrouvera en cet équipier l'homme qu'il a jadis été. Malgré des différents qui les opposent, ils décident d'opérer un grand nettoyage...

 

Notre critique:

Ex-star en son pays, Chow-Yun Fat (ex-acteur fétiche de John Woo) a migré aux Etats-Unis au moment de la rétrocession de Hong-Kong à la Chine. Depuis lors, il s’enlise dans des rôles hypercalibrés reprenant les carcans scénaristiques habituels pour ces productions de seconde zone comme THE CORRUPTOR.

Voici l’exemple type du buddy-movie (film de copains): d’un côté un flic têtu et chinois, de l’autre un chien fou fraîchement promu. Au fil d’une prévisible histoire, le choc des cultures passera de l’incompréhension à la haine pour finir dans la complicité et la compréhension. Par chance, ces détours obligés véhiculent deux ou trois salvatrices anicroches étoffant des personnages attachants. Côté salé, Chow-Yun Fat qui dégage toujours autant de sympathie et qui derechef nous fait le coup de celui à qui on ne la fait pas. Côté sucré, Mark Whalberg (BOOGIE NIGHTS) tient assez bien la route sous la direction – très minimum syndical – de James Foley (AT CLOSE RANGE). Si quelques-unes de ses séquences sont facilement isolables par leur qualité et leur peps, l’ensemble manque étonnament de souffle et d’action. Celle-ci est minutieusement placée au début, au milieu et à la fin comme autant de garde-fous à une oeuvre que l’on aurait voulu un rien plus sauvage.