The Bourne Supremacy
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The Bourne Supremacy

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : La Mort Dans La Peau

Equipe:
Genre:
Date de sortie: 07/09/2004

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Goa, Inde.
Depuis deux ans, Jason Bourne tente de se rappeler les moindres détails de son passé perdu. Il note ses souvenirs jour après jour aidé par Marie, sa compagne. Mais seules des bribes refont surface…
Berlin, Allemagne.
Lors d’une opération visant à récupérer des documents confidentiels russes, la CIA rate son coup et se fait voler dossiers et argent de l’échange.
Les deux affaires semblent n’avoir aucun rapport… jusqu’au moment où l’on identifie Jason comme étant le voleur.

 

Notre critique:

Après un THE BOURNE IDENTITY plutôt décevant, tant sur le plan de la mise en scène que d’une histoire très ténue, on remet le couvert avec plus ou moins les mêmes acteurs mais plus le même chef en cuisine. Cette fois, c’est Paul Greengrass (THE THEORY OF FLIGHT, BLOODY SUNDAY), un réalisateur plus engagé et un peu plus expérimenté que son prédécesseur Doug Liman qui reprend le collier.

Puisque l’on n’a pas changé le casting principal, force est de constater que Matt Damon n’est pas plus à sa place en héros à la mémoire courte et aux gros muscles que dans l’opus précédent. Quant à Franka Potente, alias Marie, elle a tellement peu d’importance que le scénariste ne se gêne pas pour l’éliminer rapidement (oups, je n’aurai pas dû le dire!). Brian Cox est égal à lui-même en méchant, vraiment très méchant et seule Joan Allen fait illusion en agent de la CIA chargée de démêler cette nébuleuse affaire. Et tout ce beau monde se la joue hélas un peu mécanique sans vraiment parvenir à humaniser quoi que ce soit… Et comme toujours, il y a des méchants traîtres, des gentils traîtres eux aussi, des mauvais bons, des bons gentils.

Bon, direz-vous, les personnages, c’est bien beau, mais c’est avant tout un film d’action. Alors? Il est vrai que le mélange high-tech et action, sans temps mort fait preuve d’une efficacité de mise en scène plus grande que le précédent sans toutefois réussir vraiment dans les scènes d’action pure. Ce rambo amnésique est trop souvent collé par une caméra qui rend confus courses-poursuites et combats. Le récit ne parvient pas non plus à nous rendre attachant la machine à tuer Jason Bourne, tantôt décérébrée, tantôt efficace.

Et puis surtout, à force de vouloir trop en faire dans la surenchère, toute cette jolie mécanique d’espionnage de trahison finit forcément par devenir invraisemblable! Lorsque Jason soigne sa blessure par balle chassé au volant d’un taxi volé tout en cherchant une adresse à Moscou… c’est dur à avaler pour tous ceux d’entre nous qui ont déjà du mal à trouver une adresse à pied avec un plan et dans une ville qu’ils connaissent parfaitement. Et quand on ne croit plus à l’histoire d’un film comme celui-là, que reste-t-il? Oui, bon, la fraîcheur de la salle de cinéma, mais cela ne fait pas grand-chose…