The Black Dahlia
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The Black Dahlia

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Le Dahlia Noir

Equipe:
Durée : 121’
Genre:
Date de sortie: 07/11/2006

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Le 15 janvier 1947, dans Leimert Park, un terrain vague de Los Angeles, on découvre le corps nu et mutilé, sectionné en deux au niveau de la taille, d'une jeune fille de vingt-deux ans: Betty Short, surnommée "Le Dahlia Noir" par un journaliste à cause de son penchant à se vêtir en noir. Deux inspecteurs, Bucky Bleichert et Lee Blanchard, amis, anciens champions de boxe, rivaux sur le ring et pour l'amour de Kay, deviennent obsédés par l'affaire, et vont tous deux s'engouffrer dans le cauchemar, luttant pour exorciser leurs démons, à la poursuite du meurtrier.

 

Notre critique:

Basé sur le fait divers de l'assassinat brutal et violent d'Elizabeth Short en 1947, THE BLACK DAHLIA était avant tout un formidable roman noir de James Ellroy. Véritable exorcisme de l'auteur (dont la mère a été brutalement assassinée), ce roman culte n'avait pas encore été adapté au cinéma même si d'autres oeuvres d'Ellroy l'avaient été (L.A. CONFIDENTIAL, STAY CLEAN, BROWN'S REQUIEM).

THE BLACK DAHLIA est donc maintenant un film… Pas confié à n'importe qui, puisque le réalisateur n'est autre que le virtuose Brian De Palma (CARLITO'S WAY, THE UNTOUCHABLES) et que les interprètes ont été judicieusement choisis: une Scarlett Johansson très fifties et bien dans son rôle, un Josh Hartnett assez brute de décoffrage, un Aaron Eckhart, tout juste sorti de THANK YOU FOR SMOKING, dans un rôle au bord de la folie et de l'obsession maladive et enfin une Hilary Swank (MILLION DOLLAR BABY) décidément formidable.

Tout cela aurait dû donner un film flamboyant, parfait d'un bout à l'autre de la pellicule. Mais il semble qu'en poussant les couleurs sépias, pâles, parfois voilées, en jouant souvent presque d'une surexposition due au soleil écrasant de L.A., Brian De Palma, si il a su donner un air de CHINATOWN ou de L.A. CONFIDENTIAL, y a perdu un peu de sa superbe et de sa maestria, ne parvenant pas à nous passionner pour cette histoire de meurtre glauque et d'obsession des enquêteurs.

Et l'accélération finale ne dissipe pas ce malaise d'un film incomplet que l'on ressent au fur et à mesure de la vision. Car il manque quelque chose à ce BLACK DAHLIA: au-delà des personnages forts, la sauce de l'intrigue ne prend pas. La complexité du récit, la multiplicité des sous-intrigues et des personnages en serait-elle la cause? Ou est-ce simplement un manque d'adéquation entre la mise en scène et le sujet? Toujours est-il que THE BLACK DAHLIA laisse en rétine un goût de trop peu, sans être un instant ennuyeux bien sûr, mais en ne parvenant pas à satisfaire une attente à la hauteur du couple Ellroy-De Palma…