Star Wars : Episode I - The Phantom Menace
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Star Wars : Episode I – The Phantom Menace

par Christophe Bruynix
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Star Wars : Episode 1 – La Menace Fantôme

Equipe:
Durée : 136’
Genre:
Date de sortie: 12/10/1999

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Il y a longtemps dans une lointaine galaxie, la République est sclérosée. Pendant que l'on se perd en débats stériles au sénat, la planète Naboo se fait envahir par la Fédération du Commerce. Aidée par deux chevaliers Jedi, la reine Amidala parvient à s'échapper de sa planète. Les fuyards doivent un temps se réfugier sur la planète Tatooine où ils rencontrent le petit Anakin Skywalker, un esclave de 9 ans doué pour la course à grande vitesse et la manipulation de la Force... Pour ceux qui ne connaîtraient pas la série, Anakin en grandissant deviendra Dark Vador dans l'épisode 4, et se révèle le personnage central de toute la saga.

 

Notre critique:

La voilà donc, cette MENACE FANTOME. Précédée par un box-office exorbitant aux USA, par une réputation critique désastreuse et par un merchandising titanesque. Le phénomène public a plus d’importance que n’importe quelle critique qui n’y changera pas grand chose.

Même si cela ne sert à rien. Allons-y…

En gros, l’EPISODE 1 a les même qualités et défauts que ses prédécesseurs. D’un côté, le spectacle est impressionnant, les combats au sabre-laser coupent le souffle, ceux dans l’espace donnent le vertige. Les effets spéciaux omniprésents parviennent à se faire oublier à force de perfection. A défaut d’avoir un véritable personnage à défendre, certains acteurs (Liam Neeson et surtout Natalie Portman) font preuve d’un charisme manifeste. De l’autre, l’histoire reste simpl(ist)e, les faux suspenses abondent et les faux mystères aussi (mais qui donc est cette menace fantôme? Ciel, l’accompagnatrice ressemble curieusement à la reine!). Et les effets spéciaux parviennent à se rappeler à notre souvenir à force de surcharge (petits robots rigolos, inutiles et bruyant, créatures polypodes aux mouvements dignes de prouesses, délires des décors digitaux d’une énormité permanente).

On peut toutefois relever deux éléments négatifs dommageables. Darth Maul est un bien triste méchant: il se bat magnifiquement bien au sabre mais en dehors de se battre, il n’a aucune profondeur ni motivation. Et Jar-Jar Bings mérite des baffes. Ce nouveau compagnon aquatique tient plus du bon nègre d’emballage de chocolat que du personnage. On se demande même comment George Lucas en 1999 a osé se complaire dans un tel paternalisme post-colonialiste qu’on ne voit plus depuis que Tintin a quitté le Congo !

Donc, rien de neuf sous les deux soleils de Tatooine. Les fans aimeront pour les mêmes raisons, les détracteurs détesteront aussi. De toute façon, l’épisode 2 sera mieux, si si, c’est sûr…