Star Trek: Nemesis
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Star Trek: Nemesis

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Star Trek Nemesis

Equipe :
Durée : 116‘
Genre :
Date de sortie : 25/03/2003

Cotation :

0 of 6 stars

Si vous avez manqué le début:

Alors que le second du capitaine Picard, le commandant Riker, s'est marié à la conseillère Deanna Troi, et que le vaisseau Enterprise se rend sur la planète Betazed en vue de célébrer la lune de miel des nouveaux mariés, l'équipage capte un signal positronique étrange émanant d'une planète proche de la zone romulienne. Ce qu'ils y découvrent va les entraîner aux confins de leurs limites psychologiques...

 

Notre critique:

A la lecture du dossier de presse qui commence par une impressionnante série de chiffres (1 milliard de dollars par ci, 3,5 par là, j’en passe et des meilleurs) concernant la série de longs métrages et le merchandising y attenant, on se doute d’emblée que ce qui a motivé ce 10ème opus n’est pas l’innocence artistique du projet… Loin s’en faut. Star Trek rapporte et il n’y a pas de raison que les studios se privent de cette manne.

On rempile donc avec le même décorum, la même simplicité (et la même naïveté) que ce qui a fait le succès de la série télévisée. Comme d’habitude, STAR TREK se plonge dans une sorte de réflexion psychologique simpl(ist)e hautement morale. Jean-Luc Picard affrontant son clone combat son côté obscur (cela ne vous rappelle rien?), ses propres ténèbres, ses peurs les plus profondes. Il faut dire que cet épisode tombe plutôt bien dans l’état actuel du monde car le combat de Picard contre l’arme absolue de Shinzon, son clone, trouve un écho plutôt navrant dans la politique américaine actuelle.

Côté effets spéciaux et maquillage, les Remans sont laids à souhait, exprimant bien toute la haine de l’univers face à la Fédération, et l’utilisation de l’Enterprise comme bélier aura de quoi satisfaire les plus exigeants. Par contre la course poursuite en véhicule tout-terrain (l’Argo) semble sortir plutôt de Starsky et Hutch que d’un film de S-F digne de ce nom…

Présenté en avant-première au BIFFF 2003 (Festival du Film Fantastique de Bruxelles), STAR TREK NEMESIS n’est donc ni une surprise ni une déception. A force d’installer ses séries dans le long terme Hollywood a simplement de plus en plus de mal à donner le change au spectateur qui, blasé, se rend en salle plus pour voir une suite qu’une nouveauté…