Spawn

par Olivier Guéret
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 97’
Genre:
Date de sortie: 11/08/1998

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Al Simmons est un tueur, une machine à dégommer. Son employeur? Le gouvernement des Etats-Unis. Quand ce dernier décide d'utiliser notre agent à des fins diaboliques, notre monsieur propre ne demande pas son reste et démissionne. Comme bien souvent dans de telles circonstances, il se retrouve aussi vite six pieds sous terre et sa gueule en enfer. Mais Simmons va revenir d'entre les morts sous l'apparence de Spawn, chevalier vengeur et torturé. Sur sa route, il croisera un clown aux desseins machiavéliques, ses ex-employeurs et sa femme...

 

Notre critique:

Le cinéma adore la bande dessinée quand il est en manque d’imagination ou encore lorsqu’il désire s’offrir un produit dérivé de plus à une collection de gadgets déjà tout à l’honneur d’un héros. Spawn est l’illustration visuelle de ce concept chéri des producteurs peu scrupuleux.

Le comic-book de Todd McFarlane vaut son pesant de cacahuètes. Sa mise en image est superbe, ses dessins flamboyants et nets (ils nous feraient presque oublier les baveuses adaptations papier de série comme les X-Files et bien d’autres)… mais outre ses qualités graphiques, l’essence même de son histoire a de quoi ravir les amateurs de super-héros sombres et noirs de peau.

Plus que séduisant sur papier, la transposition pelliculaire de ce joyaux de la bd fantastique se retrouve écrasée par des effets digitaux indigestes et une mise en sène pataude et vulgaire. Mark A.Z. Dippe,qui a fait ses classes chez ILM en collaborant sur TERMINATOR 2 et JURASSIC PARK, se plante joyeusement. Sans conviction ni force, il adapte platement un scénario que l’on aurait cru plus costaud. Le personnage de Spawn est toujours aussi attractif, mais il est malheureusement étouffé par des personnages secondaires débiles. La palme va à John Leguizamo (ROMEO + JULIET) dans le rôle du clown grimacant crachant plus d’insanités à la seconde que la petite Linda Blair (sous acid) dans L’EXORCISTE.

Le tout n’est qu’une cornichonnerie de plus à ranger avec les « n’importe quoi » du cinéma actuel.