Space Jam

Space Jam

par Olivier Loncin
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 87’
Genre:
Date de sortie: 04/02/1997

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Saviez-vous que dans l'espace existe un parc d'attraction appelé le Pic des Abrutis? Non, je parie. Et bien pourtant, oui, ce parc existe. Même que ses attractions n'attirent plus grand monde. Le patron du parc décide dès lors d'enlever les Looney Tunes pour relancer ses activités.
"- Les quoi?"
Les Looney Tunes. Les personnages de dessin animés de Warner Bros. Bugs Bunny, Coyote et Bipbip, Titi et 'Rominet, le monstre de Tazmanie, etc.
Or donc ces pauvres malheureux risquent l'exil définitif. Heureusement, dans le manuel de l'enlèvement, il est marqué que les kidnappés ont droit à une requête. Et les Looney Tunes de conditionner leur départ à l'issue d'un match de basket qui les opposera à leurs ravisseurs.
Croquignolesque, n'est-il pas? Et encore, nous tairons pour ne pas briser la farfeluosité de l'intrigue, le prétexte qui impose l'entrée en scène de Michael Jordan!

 

Notre critique:

Alors, autant l’avouer d’emblée, SPACE JAM sent le plomb pété, le fusible fondu et la camisole de force usagée. Dans le genre « ça ne sert à rien mais qu’est-ce qu’on s’amuse! », nous avons là le film parfait.

Toute ironie bue, sachez que la phrase précédente est plutôt un compliment car SPACE JAM n’est pas une vessie qui se prend pour une lanterne. C’est une bulle de savon qui se prend pour une bulle de savon.

Ca a autant d’intérêt qu’un Tex Avery (pas aussi subversif mais tout de même…). Si vous aimez Tex, vous allez donc être heureux. C’est enthousiasmant comme ces pubs qui osent délirer sans compter (Nike, Sharp avec Cantona, Coca-Cola, Marie Thumas, Levis, Smirnoff et consorts). Si vous aimez ces pubs, vous serez dans le beurre pendant 1h30.

Pur produit marketing donc? Certes. Mais pas à la manière de l’insupportable INDEPENDENCE DAY qui prétend offrir un sommet en matière d’aventures et qui n’est en définitive qu’un film de propagande soucieux de soutirer à l’américain de base un maximum d’oseille en le brossant dans le sens du poil.

Oui, Michael Jordan fait sa pub. Oui, la NBA fait sa pub. Oui, Warner fait sa pub. Oui, Nike, Gatorade et Mc Donald (j’en oublie) font leur pub. Mais puisqu’ils le clament haut et fort, sans hypocrisie, avec humour, auto-dérision et une solide dose de délire, pourquoi se priver?

Comme disait Eddy Mitchell dans LE BONHEUR EST DANS LE PRE, « Profite lapin, profite! ». Et puisqu’à côté de Michael Jordan, l’autre héros du film est Bugs Bunny, on ne pourrait mieux conclure.

P.S.: On vous jure qu’on n’a pas été payés pour citer les différentes marques!