Snake Eyes

Equipe:
Durée : 98′
Genre:
Date de sortie: 08/12/1998

Cotation:

2 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

 

Notre critique:

Ryuchi Sakamoto est réputé pour ses compositions graves empruntes de mélancolie et de drame: THE SHELTERING SKY, LITTLE BOUDDHA. SNAKE EYES reste dans cette veine même s’il se veut, de manière assez dispersée, plus expérimental. Le thème rejoint les qualités premières de Sakamoto. D’une splendeur remarquable, il se dédouble par une version longue qui restera, et pour longtemps, indispensable pour les amateurs du style si particulier de ce musicien.

En dehors, de ces deux magnifiques interludes, le score est plutôt mystérieux voire inquiétant. Les violons attaquent et grincent. Les sons s’aventurent dans d’étranges contrées faites de peurs insoupçonnées (Tyler and Serena). La référence à Pino Donnagio était inévitable. Les ambiances extraites des premières collaborations entre le réalisateur de DRESSED TO KILL et son compositeur favori planent sur la totalité de son ouvrage. Si de prime abord, son écoute n’est pas facile, il faut se laisser aller et percer les secrets que recèlent certains opus. La récompense? Un plongeon dans une oeuvre au noir comme les aime Brian et l’émergence d’une mélodie inattendue née de lectures répétitives.

Pour être complet, soulignons qu’à cet ensemble sont rajoutées deux inutiles chansons. L’une de Meredith Brooks et l’autre de LaKiescha Berry.