Sky Captain And The World Of Tomorrow
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Sky Captain And The World Of Tomorrow

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 106’
Genre:
Date de sortie: 18/01/2005

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

New York dans les années 30. 6 scientifiques manquent à l'appel... Et lorsqu'elle rencontre le Dr. Jennings, la jeune journaliste d'investigation Polly Perkins apprend que lui aussi est menacé par un certain Totenkopf, qui serait à la base de ces enlèvements. Mais pendant ce temps, une armée de robots a envahi la ville... Il est temps d'appeler Sky Captain pour qu'il mette un peu d'ordre dans tout cela...

 

Notre critique:

A l’instar d’un IMMORTAL (AD VITAM) d’Enki Bilal, SKY CAPTAIN AND THE WORLD OF TOMORROW utilise des personnages réels complètement immergés dans un univers en images de synthèse 3D. Et si Bilal, grâce à son univers particulier parvenait à nous bluffer, mais montrait les limites de certaines techniques dans ses choix, SKY CAPTAIN réussit parfaitement son pari en gommant le plus possible les différences d’univers par des choix artistiques et techniques judicieux en accord avec la trame.

Ainsi, les couleurs pastel, presque noir et blanc, adoptées tout au long du film, sont parfaitement en phase avec l’univers, faisant souvent oublier la présence d’images virtuelles. Le jeu d’ombre et de lumière d’une photographie impeccable sur les tons sépias crée le mystère et participe merveilleusement au récit.

L’imagerie, les personnages, le récit lui-même (réduit à des idées simplissimes), rappellent sans hésiter la grande époque de l’héroïc fantasy style « Flash Gordon » ou d’un cinéma avant-gardiste comme un METROPOLIS, remettant au goût du jour ce petit air suranné qui ne fait que renforcer les anachronismes rencontrés dans ce genre d’histoire.

Pour que personnages et décors soient en phase, il fallait d’une certaine façon avoir un casting ‘icônifiable’ à souhait. Et c’est aussi une des qualités du film d’avoir choisi une Gwyneth Paltrow en journaliste fouille-merde bien caricaturale, sur laquelle les ombres et la lumière jouent merveilleusement, une Angelina Jolie en militaire dure et courageuse et un Jude Law plus que jamais séduisant, charmeur et aventurier sans peur et (presque) sans reproches.
Les décors sont eux aussi très inspirés, évoquant parfois le jeu Myst (notamment dans la ville minière du Népal) ou plongeant le spectateur dans un monde à la ‘Lost World’ de Conan Doyle (le royaume de Totenkopf par exemple).

Les amateurs de ce genre ne trouveront donc pas grand-chose à redire de ce SKY CAPTAIN de très bonne facture, premier film en tant que réalisateur et scénariste de Kerry Conran. Quant aux autres, gageons qu’ils se laisseront très vite immerger (et avec un plaisir non dissimulé) dans cette aventure fantastique hors du commun.