Remember The Titans

Remember The Titans

Après 60 SECONDES CHRONO et COYOTE UGLY, le producteur Jerry Bruckheimer organise une partie de foot-américain sur fond de tensions sociales. Magic Jerry est donc de retour avec sa nouvelle recette pop-corn qui a fait les beaux jours du box-office outre atlantique. Après les avions, les prisonniers, les flics, les voitures, les cosmonautes, les missiles… le beau Jerry (gentiment surnommé ratface par une partie de la profession) s’attaque au football et à la ségrégation raciale qui frappa durement les Etats-Unis au début des années 70. Pour servir au mieux son idée rien qu’à lui, il a convié (perverti?) Boaz Yakin, réalisateur du surprenant FRESH mais aussi du plus convenu A PRICE ABOVE RUBIES, ce qui somme toute est loin d’être une idée saugrenue. En lieu et place d’asséner quelques gauloiseries bien senties à ce Bruckheimer de Jerry, reconnaissons au moins que le producteur le plus chanceux de la planète (il ne compte qu’un demi-four au compteur de ses productions) sait choisir ses techniciens.

Donc, cette distraction au relent social est sagement mise en scène par un Boaz jouant les élèves appliqués et ne privilégiant aucun véritable axe. Tout est bien qui roule bien, la machine est emmenée par un Denzel Washington confortablement assis dans son rôle. De son côté, Will Patton nous conforte toujours dans notre idée qu’il représente un des plus solides seconds couteaux du cinéma américain. Dans son ensemble, cette oeuvrette basée sur une histoire vraie emprunte certes des chemins rebattus mais se regarde sans grand déplaisir, colportant un message toujours d’actualité (même si l’empaquetage déborde de crème).

Ainsi, et comme d’habitude avec Jerry, pas de mal de crânes et de belles images, quelques ralentis, beaucoup d’hommes type ‘beau gosse’ bien virils qui courent, ici, après une baballe pour faire gagner leur équipe de foot. Bref, c’est mignon tout plein…

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