Poseidon

Poseidon

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 99’
Genre:
Date de sortie: 20/06/2006

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Une nuit de Saint Sylvestre festive a commencé au milieu de l'Atlantique Nord, sur le luxueux navire de croisière Poséidon. De nombreux passagers se sont rassemblés dans l'opulente salle de bal pour fêter dignement l'événement avec le capitaine Bradford.
Pendant ce temps, le second scrute avec inquiétude l'horizon du haut de la passerelle. La menace surgit en quelques secondes, sous la forme d'une vague géante de plus de 30 mètres de haut, fonçant à toute allure sur le navire. Le second redresse la barre pour éviter un choc frontal, mais il est déjà trop tard.
La muraille d'eau se fracasse avec une violence inouïe sur le paquebot qu'elle retourne, quille en l'air. Quelques centaines de rescapés se retrouvent dans la salle de bal, encore intacte quoique située sous la ligne de flottaison...

 

Notre critique:

Si Wolfgang Petersen, c'est le formidable DAS BOOT ou le merveilleux film pour enfant THE NEVERENDING STORY, c'est aussi TROY, THE PERFECT STORM ou encore AIR FORCE ONE, des films qui n'ont ni marqué le public ni vraiment eu un impact critique… Et même si filmer des sujets ayant un rapport avec la mer est une chose qu'il connaît, on le sent moins à l'aise dans ce POSEIDON, remake de THE ADVENTURE OF POSEIDON du début des années 70, que dans un film qui privilégie les rapports humains.

Il faut dire que le genre 'catastrophe' ayant des règles de fonctionnement bien précises, il ne laisse pas de grandes latitudes aux metteurs en scènes ou aux scénaristes. POSEIDON n'échappe donc pas à la trame classique du "grand-nombre-de-personnes-qui-subit-une-catastrophe-et-dont-on-suit-un-petit-groupe–qui-va-tenter-de-survivre". Bien sûr la pression est bien menée et la tension croît rapidement avec le nombre de survivants qui diminue. Bien sûr, trente ans après l'original, en ce beau 21e siècle, plus aucun cinéaste n'a peur de montrer un paquet de cadavres à l'écran pour rendre encore plus impressionnante une scène de naufrage très réussie qui l'aurait été sans cela (impressionnante, évidemment!).

Mais hélas, toutes ces ficelles du bon fonctionnement d'un film catastrophe ne parviennent que peu à cacher véritablement la psychologie (très) primitive des personnages, ou les invraisemblances qui émaillent le scénario (c'est fou le nombre de choses électriques qui continuent à fonctionner sous l'eau dans un bateau retourné), ou encore la terrible transparence des interprétations hors celles de Josh Lucas ou de Kurt Russell. Et finalement, le plus gros reproche que l'on peut faire, c'est de ne pas avoir profiter de ce 'retournement' de situation (au propre) pour en jouer en trompant le spectateur face à une situation étrange d'inversion de l'univers des protagonistes…

Dommage donc de ne pas avoir poussé toutes les situations un poil plus loin pour nous faire vraiment peur et jouer avec nos nerfs…