Ocean's Eleven
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Ocean’s Eleven

par Olivier Loncin
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Ocean's Eleven

Equipe:
Durée : 116’
Genre:
Date de sortie: 05/02/2002

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Danny Ocean, voleur notoire, est mis en liberté conditionnelle.
A peine sorti de prison, il retrouve un ancien complice pour le convaincre de participer au hold-up le plus audacieux de l'histoire: voler les 150 millions de dollars des trois casinos appartenant à Terry Benedict.
Pour mener à bien ce projet hors normes, ils doivent réunir une douzaine de partenaires.
Détail piquant, l'ancienne compagne de Danny, dont il est toujours amoureux, a trouvé refuge dans les bras de Benedict.

 

Notre critique:

Après TRAFFIC et son cortège de récompenses (Ours d’Or à Berlin, Oscar du meilleur réalisateur, …), Steven Soderbergh a répondu présent pour un projet thématiquement moins ambitieux mais non moins jouissif du point de vue du casting. OCEAN’S ELEVEN est le remake d’un film de Lewis Milestone, daté de 1960, dans lequel Frank Sinatra, Sammy Davis Jr et Dean Martin dévalisaient en une nuit les 5 plus gros casinos de Las Vegas.
OCEAN’S ELEVEN est un film que l’on peut qualifier de populaire au sens où il vise avant tout à faire plaisir à son public. La présence de quelques uns des acteurs les plus en vue participe grandement à ce plaisir. Voir dans un seul et même film George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Andy Garcia, Elliott Gould et Julia Roberts a de quoi appâter le chaland. Sûr que plus d’une dame proposera à son chéri une petite soirée cinéma en amoureux.
Le scénario complète le contrat plaisir. A savoir la découverte du comment parvenir à réaliser un casse impossible. L’intrigue se résume donc un étalage de « surprises » attendues où chaque rebondissement n’est en fait qu’une étape supplémentaire du plan mis en oeuvre par les cambrioleurs. Sur la longueur, le procédé est un peu décevant car il évacue petit à petit l’idée de grain de sable qui pourrait faire échouer l’aventure, idée qui donnerait un film autrement palpitant. On s’amuse donc mais sans jamais être vraiment inquiet quant à l’issue du cambriolage. On ne se demande pas trop s’il vont y arriver mais juste comment, ce qui est un peu court. Pourtant la mise en scène ne manque pas d’envolée. Caméra volontier chahutée, montage nerveux sans être saoûlant, image à gros grains caractérisent la façon de faire de Soderbergh. Du travail de pro avec la dose requise d’originalité qui aurait bien convenu à un scénario plus audacieux et qui ne soit pas que simplement roublard. Les confrontations entre acteurs pour plaisantes qu’elles soient s’en ressentent puisqu’aucun personnage n’est différent de la présentation qui en est faite dans le premier quart du film et n’a d’autre fonction que celle attribuée dès le départ. Aucune fêlure ne vient enrichir le profil d’aucun d’entre eux, ce qui les fait paraître certes agréables à suivre mais lisses. Heureusement, Soderbergh limite le cabotinage des uns et des autres et profite au maximum de l’amusement manifeste qu’a chacun à participer au projet. La jovialité cache ici avec beaucoup d’à propos le caractère rectiligne de l’ensemble.
OCEAN’S ELEVEN est donc une affaire qui roule droit devant sans se poser de question et atteint sans sourciller son objectif: divertir.

Une dernière précision au cas où vous l’ignoreriez: OCEAN’S ELEVEN ne signifie pas « Les 11 de l’océan » mais bien « Les 11 de Ocean », Ocean étant Danny Ocean (George Clooney cette fois, Frank Sinatra en 1960), l’instigateur / concepteur du cambriolage.