Lost Highway
Accueil Bandes Originales Lost Highway

Lost Highway

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 135’
Genre:
Date de sortie: 28/01/1997

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Une mari trompé se venge en assassinant froidement et atrocement sa femme et son amant...

 

Notre critique:

Avec un film de Lynch, on doit s’attendre, dans tous les cas de figures, à vivre un moment pas comme les autres, plus proche souvent d’une expérience onirique que d’une simple projection dans une salle obscure. LOST HIGHWAY n’échappe pas à la règle…

Une fois de plus, David Lynch bouleverse et renverse les plus élémentaires notions du spectateur pour le projeter dans un univers où il ne peut plus se fier à aucun de ses sens et où le temps que nous connaissons n’a plus cours. Par une mise en scène quasi-hypnotique, il parvient à nous faire passer dans des mondes parallèles avec une économie de moyen stupéfiante.

Avec cette histoire de veangeance, Lynch nous entraîne dans les méandres de la pensée humaine. Il nous fait vivre toute l’histoire depuis l’intérieur de la tête du héros, nous baladant sur le fil de ses fantasmes, de ses délires et bien sûr de sa folie. Cette vision, tantôt intérieure et tantôt extérieure au personnage, confère bien évidemment au récit de LOST HIGHWAY un ton fantastique dans lequel la réalité n’est jamais celle que l’on croit. Vérité et mensonge s’entrecroisent dans un balai infernal qui mènera le spectateur dans l’enfer des tourments du héros.

Bill Pullman comme Patricia Arquette réussissent une composition stupéfiante qui dénote une adaptabilité peu commune à des rôles difficiles. La mise en scène de David Lynch reste égale à elle-même bien qu’une certaine lenteur, voire des répétitions, émaillent de nombreuses scènes. Si elles participent à l’hypnotisme du spectateur, ces scènes peuvent aussi engendrer un certain ennui…

Malgré ses longueurs, LOST HIGHWAY prouve une nouvelle fois l’étonnante maîtrise de Lynch dans des sujets qui n’appartiennent décidément qu’à lui et entraînent le spectateur sur des chemins cinématographiques souvent inconnus. Et, finalement, qu’est-ce que le cinéma, sinon l’occasion de découvrir des mondes nouveaux?