Les Rivières Pourpres
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Les Rivières Pourpres

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 105’
Genre:
Date de sortie: 03/10/2000

Cotation:

/ 6

Si vous avez manqué le début:

Un cadavre mutilé est retrouvé à Guernon, ville universitaire des Alpes. L'inspecteur Niémans de Paris est chargé de l'enquête. Au même moment, à 300 kilomètres de là, à Sarzac, le lieutenant Max Kerkérian se voit chargé d'une affaire de profanation de sépulture d'une enfant morte en 1982. Les deux enquêtes ne vont pas tarder à se rejoindre autour d'une série de crimes atroces...

 

Notre critique:

C’est la première fois que Mathieu Kassovitz (LA HAINE, METISSE) s’attèle à un scénario dont il n’est pas l’auteur. Mais que ces fans se rassurent car, comme à son habitude, il réussit à marquer de son empreinte artistique une histoire alambiquée façon ‘SEVEN’ par une mise en scène forte et précise. Cette force, cette solidité tranquille dans la mise en scène, est hélas révélatrice des faiblesses des RIVIERES POURPRES: des moments chiches parsemés de dialogues plutôt plats et à l’humour pesant qui ne font en rien avancer l’histoire et nuisent au rythme du récit… Et même si ces instants ne sont heureusement pas nombreux, ils laissent un goût de trop peu au fond de la rétine.

C’est cette alternance et une fin un peu obscure qui déçoivent et déforcent hélas un film qui aurait pu être une des révélations thriller française de l’année. Jean Reno, Vincent Cassel et Nadia Farès assurent et entrent parfaitement dans le ton très physique du film, mais ne parviennent pas à relever la banalité ou la lourdeur des sous-entendus de certains dialogues.

Globalement, LES RIVERES POURPRES est un film fort, aux décors écrasants et impressionnants (le choix notamment d’une vallée encaissée et sombre à côté de Grenoble est remarquable), mais dont les brisures dans le rythme sont autant d’écueils qu’auraient dû éviter Kassovitz pour réussir totalement son pari d’adaptation du roman de Grangé