Les Choristes
Accueil Bandes Originales Les Choristes

Les Choristes

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 95’
Genre:
Date de sortie: 16/03/2004

Cotation:

/ 6

Si vous avez manqué le début:

Juste avant de conduire un concert Pierre Morhange apprend la mort de sa mère. Alors qu'il rentre chez lui pour assister à l'enterrement, un ami d'enfance vient le trouver pour lui remettre le journal du surveillant de leur internat en 1949: Le Fond de l'Etang. A la lecture de celui-ci, les souvenirs de ce pion au coeur tendre affluent alors...

 

Notre critique:

Remake d’un film de 1945, LA CAGE AUX ROSSIGNOLS, avec dans le rôle principal Noël-Noël, LES CHORISTES est comme un voyage dans le passé du cinéma. Pendant une heure et trente cinq minutes, on se retrouve dans le cinéma de papa (ou de grand-père) et cela, sans aucune nuance péjorative, que du contraire!

Conte, fable mais certainement pas film réaliste, LES CHORISTES est un film à voir en famille, à savourer à plusieurs pour se sentir bien dans sa tête, pour redonner confiance à ceux qui en manque. Car c’est bien l’histoire d’un espoir qui nous est conté, l’espoir d’un homme qui a un rêve -la musique- et qui souhaite le partager envers et contre tout. Le pion, joué par un Jugnot parfaitement dans le ton, aime la musique mais aussi et avant tout les enfants. Il a foi en l’espèce humaine… preuve qu’il est bien d’un autre âge d’ailleurs… C’est de son opposition avec un directeur, joué par un François Berléand débecquetant de méchanceté et d’incompétence, que naîtra le vivier d’espérance dans lequel vont grandir ces enfants souvent orphelins, dont il changera bien sûr l’existence.

Christophe Barratier, dont c’est le premier long métrage, a réussi le tour de force de donner à son film une teinte douce, à l’imagerie en harmonie avec l’époque mise en scène et a su dénicher de nouveaux talents chez des enfants qui n’avaient jamais joué auparavant. Il est facile de parier que l’on reverra d’ailleurs Jean-Baptiste Maunier à la voix de soprano formidable et au visage d’ange qui interprète Morhange jeune.

Evidemment le film est sans surprises, évidemment tout est sur des rails depuis le début mais comment pourrait-on bouder ce plaisir de voir un cinéma sans violence, sans grossièretés avec une vraie histoire et des valeurs depuis longtemps oubliées, le tout sur une musique de Bruno Coulais