James And The Giant Peach
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James And The Giant Peach

par Christophe Bruynix
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : James Et La Grosse Pêche

Equipe:
Durée : 80’
Genre:
Date de sortie: 22/10/1996

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Le petit James est bien malheureux dans son Angleterre natale. Orphelin, il est élevé par ses deux abominables tantes. Son rêve? Partir pour New-York où tous les rêves se réalisent. Malheureusement, c'est impossible. Mais un jour, miracle !, sa prière est entendue. Aidé par quelques insectes géants, il s'enfuit de chez lui et fait la traversée de l'Atlantique à bord d'une pêche gigantesque.

 

Notre critique:

Une union entre la prose de Roald Dahl et l’animation d’Henry Selick est, en apparence, très prometteuse. Pour JAMES AND THE GIANT PEACH, cependant, on doit constater que le mariage dont on espérait beaucoup de passion se retrouve tempéré par une encombrante raison apportée par son producteur. L’univers de Selick est troublé, inquiet, un peu macabre. Celui de Roald Dahl est farceur et irrévérencieux. Tous les deux perdent de leur force dans les standards de qualité lisse imposés par les studios Disney.

Là où l’influence de la grande maison est la plus sensible et la plus néfaste, c’est dans la musique. Randy Newman, le champion disney multi-oscarisé, repasse les plats de ses derniers succès (TOY STORY et THE LION KING). Ou il repompe (mal) certains accords gothiques de Danny Elfman. Un peu trop sucré à notre goût. Certains diront que c’est pour les enfants. Est-ce une raison pour être infantile?

Même si la fabrication de JAMES est présentée comme étant plus difficile que celle de THE NIGHTMARE BEFORE CHRISTMAS (les personnages ont des membres en surnombre, beaucoup d’images font appel à la composition informatique), on est loin de son foisonnement. La pêche est bien belle mais elle limite l’espace et le nombre de personnages. Les séquences d’ouverture et de clôture, avec de vrais comédiens, sont théâtrales et filmées sans perspective. C’est volontaire, mais est-ce un bon choix pour autant? Heureusement, quelques moments inspirés nous font oublier ces petites gênes: le rhinocéros de nuages, le requin, la bataille sous-marine avec un « guest star » amusant échappé d’Halloween.

Malgré ces réserves, JAMES AND THE GIANT PEACH reste attachant. S’il fallait ne retirer qu’un seul élément du film, ce serait incontestablement le personnage de l’Araignée. Doublée avec sensualité par Susan Sarandon, elle se déplace avec grâce, perchée sur ses huit talons-aiguilles. Son allure maternelle et dangereuse, mélange de beauté et de noirceur, donne une meilleure idée du talent de Henry Selick que l’ensemble du film. Même si JAMES AND THE GIANT PEACH n’est pas aussi épatant que THE NIGHTMARE BEFORE CHRISTMAS, il nous laisse présager que Selick nous offrira encore de bien belles choses dans le futur.