Hannibal

Hannibal

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 125’
Genre:
Date de sortie: 27/02/2001

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Hannibal Lecter est libre. Hantée par le redoutable tueur cannibale, Clarice Sterling continue son travail d'agent du FBI tant bien que mal... Mais voici que soudain resurgit celui que Clarice aurait bien souhaité ne jamais revoir.

 

Notre critique:

10 ans après le film de Jonathan Demme, THE SILENCE OF THE LAMBS, le retour de Hannibal le cannibale était très attendu… Car c’est quand même à ce fabuleux personnage que l’on doit la déferlante de tueurs en série, psychopathes accomplis et jouisseurs de meurtres en tous genres qui a envahi les écrans durant les années 90 et culminé en 95 avec SEVEN ! Adapté du best-seller homonyme de Thomas Harris, HANNIBAL retrace le retour du Dr Lecter sur le devant de la scène du crime.

Avec Ridley Scott (ALIEN) à la barre, il fallait s’attendre à ce que la forme prenne le pas sur fond même si l’excellent David Mamet était de la partie scénaristique. Et bien, pas de surprises à ce niveau-là, les images chocs et léchées se succèdent mais ne laissent que peu d’espace à la trame et aux personnages. L’omnipotence d’Hannibal et la chute lente mais assurée de Clarice creusent le fossé entre deux personnages qui avaient autrefois tissé des liens passionnels indéniables, rendant ainsi infondés leurs actes de sauvetages vis-à-vis de l’un et de l’autre.

Jodie Foster ayant refusé le rôle de Clarice, c’est l’insipide Julianne Moore (SHORT CUTS, MAGNOLIA) qui s’y colle. Malheureusement desservie par une histoire sans passions, elle ne parvient pas à crédibiliser les faiblesses de son personnage. Anthony Hopkins, quant à lui, compose de sa voix douce et suave LE meurtrier sanguinaire (trop) parfait, (trop) intelligent, (trop) brillant, le quasi super-vilain. Mais dans ce cas, où est donc le super-héros?

Les fanatiques d’Hannibal se réjouiront des quelques scènes chocs (notamment une scène de repas mémorable…) qui montrent clairement que le cinéma gore n’est désormais plus réservé à quelques happy-fews, mais se trouve dans les assiettes de monsieur tout-le-monde. Ce dernier risque, quant à lui, d’être plutôt surpris!