G.I. Jane

G.I. Jane

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Genre:
Date de sortie: 24/02/1998

Cotation:

/ 6

Si vous avez manqué le début:

Le lieutenant Jordan O'Neil (Demi Moore) est dans le Service d'Espionnage de la Marine Américaine. Particularité: c'est une femme. Et comme telle, elle est choisie pour être la première femme a subir l'entraînement le plus dur au monde: celui des Navy Seals, les équipes d'intervention directe dans des opérations secrètes. Bien décidée à y arriver, Jordan va devoir se battre contre tous, y compris contre elle-même...

 

Notre critique:

G.I. JANE fait partie de ces films américains dont on ne peut pas dire grand-chose de bon ou de mauvais tant il relève d’une certaine mécanique du cinéma. Evoquer le terme ‘art’ pour ce type de film s’avère une gageure, car aucun des aspects du film ne le mérite. Il s’agit plus ici d’une mise en scène à la mécanique bien huilée au service d’un scénario bâti sur une recette d’école de cinéma américaine. Tout est au service d’une démonstration qui est censée toucher à l’universel. Elle y arrive peut-être mais au détriment de toute complexité et à coups de clichés plus débilitants les uns que les autres…

De ce fait-là, la moindre image, la moindre idée scénaristique est complètement prévisible et ne sert qu’à alimenter le lavage de cerveau opéré sur le spectateur. Ainsi, toute la première partie du film tend vers la résolution de la question: Jordan va-t-elle réussir à s’imposer auprès des hommes qui subissent l’entraînement? Si la réponse est inévitablement oui, le climax en une seule phrase « Suck my dick… » prononcée avec ferveur par une Demi Moore rasée de près montre bien le niveau de la démonstration. Et pourtant il n’y a pas marqué « Attention, débile… » sur le front de Demi…

Enfin, si l’on ne doute pas que la carriériste Demi Moore est à sa place dans cet univers d’hommes, cela ne rajoute hélas rien au film, ni dans sa crédibilité, ni dans sa valeur générale. Quant à Ridley Scott, nous sommes bien loin des BLADE RUNNER et autres ALIEN: son image soignée et sa réalisation léchée ne font qu’augmenter l’impression mécanique et inhumaine de l’ensemble.

En définitive, voilà un film qui n’apporte strictement rien et qui ne vous enlève rien non plus, si ce n’est de l’argent dans votre porte-monnaie…