Final Fantasy: The Spirits Within
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Final Fantasy: The Spirits Within

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Final Fantasy

Equipe:
Durée : 108’
Genre:
Date de sortie: 21/08/2001

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

An 2065. La Terre est envahie par des extraterrestres fantômes. Le docteur Aki et le docteur Sid tentent de trouver le moyen efficace de combattre ces êtres venus d'ailleurs.

 

Notre critique:

FINAL FANTASY (décliné sous forme de nombreuses séquelles) est un titre que beaucoup de joueurs de console ou de PC connaissent de nom et qu’un nombre non moins important reconnaît comme un des jeux de rôle les plus achevés du marché. Voici quelques années, son concepteur, Hironobu Sakaguchi, s’est décidé à transférer son savoir faire dans le domaine du cinéma d’animation et a choisi d’appeler son long métrage du nom de sa série de jeux. Homme d’innovation, stakhanoviste de l’imaginaire, Sakaguchi ne pouvait pas faire ce que tout le monde avait fait avant lui. Il a fallu qu’il fasse encore mieux techniquement que Pixar (TOY STORY), encore plus fort que Disney (DINOSAUR) et beaucoup plus réaliste que DreamWorks (SHREK).

Après quatre années de dur labeur le résultat s’étale devant nos yeux ébahis… L’hyperréalisme de FINAL FANTASY bouleverse nos sens et nous laisse souvent pantois devant une technique qui, depuis TRON, n’a cessé de s’affiner. Les 60.000 cheveux de Aki, l’héroïne, traités séparément ; les pores visibles sur la peau ; l’extraordinaire fluidité des mouvements sont autant de critères subtils qui renforcent le réalisme des personnages. FINAL FANTASY est au cinéma et à l’animation traditionnelle ce que l’aérographe est à la photographie et à la bande dessinée. Bien sûr, certains mouvements (notamment les mouvements plus lents des mains), le teint plastique du Capitaine Gray, sont là pour nous rappeler qu’il s’agit d’images de synthèse et que toutes les techniques informatiques ont leurs limites…

Et souvent la volonté de faire passer la technique au premier plan relègue l’histoire au second… Ce n’est pourtant pas le cas ici, puisque Hiro Sakaguchi a un talent bien japonais de conteur d’histoire alambiquée où se mêlent fable écologique, puissances spirituelles (les ‘fantômes’ extra-terrestres, l’esprit de Gaïa) et peurs liées à un avènement technologique dévorant tout sur son passage. Il enchevêtre ainsi des références à STARSHIP TROOPERS, à AKIRA, à ALIEN ou même à POLTERGEIST. Non, ce sont plutôt les personnages un peu trop stéréotypés (le méchant militaire, le gentil savant, …), souvent desservis par des dialogues qui prêtent à sourire (voire à rire) et des situations caricaturales qui, malheureusement, viennent diminuer les qualités intrinsèques de ce film en image de synthèses.

A l’instar de TRON et de ses courses de motos de synthèse, on se souviendra certainement avec nostalgie dans 20 ans de FINAL FANTASY comme d’un tournant dans le monde de l’animation 3D, et on reparlera encore des ces sublimes ‘fantômes’ extra-terrestres (dragons ou acariens immenses), de la ressemblance subtile d’Aki avec Bridget Fonda, des cités et des vaisseaux métalliques…

Que ce soit par curiosité technique, pour le plaisir d’images hyperréalistes ou pour enflammer votre imaginaire, FINAL FANTASY est à voir!