Die Another Day
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Die Another Day

par Olivier Guéret
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Meurs Un Autre Jour

Equipe:
Genre:
Date de sortie: 26/11/2002

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

De Hong Kong à Londres, en passant par Cuba, Bond va bien évidemment parcourir derechef le monde. Cette fois-ci, il est sur les traces du mégalomaniaque Gustav Graves et de son impitoyable bras droit Zao. Après quelques pérégrinations touristiques et quelques séances de relaxation bien méritées, notre lascar se rend en Islande dans un palais de glace. Il va y découvrir armes surpuissantes, jeunes filles chaudes et méchants très méchants...

 

Notre critique:

James Bond ne vieillit pas. C’est au moins le cas sur le papier! Toujours la même enfilade de cascades, de girls plus ou moins aguichantes (avec de préférence une blonde et une brune), de gadgets rigolos et de scénarii abscons. Et c’est un peu avec une incorrigible lassitude qu’on avale les deux heures inhérentes au moule 007.

On ne s’émerveille plus devant les joujoux de notre agent secret, on baille au regard des scènes érotisantes et les courses-poursuites sont d’une banalité rare. Seuls changent quelque peu les véhicules usités (et encore!), mais les principes restent les mêmes… indécrottablement les mêmes. Soupir!

Et qu’attendre de Lee Tamahori? Pas grand chose! Depuis son L’ÂME DES GUERRIERS, ce réalisateur est devenu un homme assagi, mettant en boîte des commandes aussi inutiles que ratées comme THE EDGE ou encore ALONG CAME A SPIDER. Dans sa mise en scène planplan, sans audace ni inspiration, il introduit néanmoins quelques mouvements « up-to-date » tout en douceur, sans brusquer. Tout est suranné, poussiéreux et… dénué de charme.

Mais que reste-t-il donc à notre agent? Une première demi-heure qui secoue le mythe. Bond prisonnier et torturé en voilà de la nouveauté. Le générique, quand à lui est sublime. Tout d’abord parce que toutes les réserves que l’on pouvait avoir sur la chanson vole en éclat et que l’illustration visuelle est réellement réussie. Mais l’enthousiasme se fait bien vite museler par un ensemble qui réemprunte trop rapidement les bons vieux rails…

DIE ANOTHER DAY est le vingtième James Bond et il témoigne de la fatigue cinématographique qu’accuse le mythe. En voulant plaire aux spectateurs de 7 à 77 ans, Bond perd de sa superbe et se fane. Le goût n’y est plus ou plutôt il est trop présent pour plaire à un spectateur qui évolue alors que le héros de Fleming, lui, a plus de quarante ans (de retard?)…