Dante's Peak
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Dante’s Peak

par Christophe Bruynix
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Le Pic De Dante

Equipe:
Durée : 112’
Genre:
Date de sortie: 01/04/1997

Cotation:

0 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Le volcanologue Harry Dalton (Pierce Brosnan) se rend à Dante's Peak pour avertir la population du coin d'un risque d'explosion du volcan local. Personne ne le croit, et, ô surprise, le volcan pète. Terreur, panique. Sauve qui peut! Chacun pour soi et Dieu pour tous! On court dans tous les sens sous une pluie de cendres pendant plus d'une heure.

 

Notre critique:

On a envie de pousser un coup de gueule sur DANTE’S PEAK. Parce que ce n’est rien d’autre que l’application laborieuse de tous les poncifs du film-catastrophe. Les effets spéciaux très spectaculaires ne font pas oublier le schématisme extrême des personnages (le volcanologue qui a évidemment souffert, la jeune divorcée qui DOIT lui tomber dans les bras à la fin, le « méchant » volcanologue qui DOIT se faire zigouiller dans la catastrophe), et des situations (Dialogue: « je vous dis que ce volcan va sauter » – « ne cédons pas à la panique, cher Monsieur, des intérêts commerciaux sont en jeu », palabre interminable, faux suspense et devinez qui c’est qu’a raison…). Inutile de s’attacher à qui que ce soit d’autre que les deux héros et les enfants, les autres personnages ont un « mergez en sursis » tatoué sur le front. Bref, c’est prévisible et ordinaire. On a envie de frapper les scénaristes qui, incapables de rendre leurs personnages intéressant, ne trouvent rien d’autre pour forcer l’attention du spectateur que de s’étendre sur le sauvetage d’un fichu clébard – tout ça parce qu’un chien, c’est mignon et ça plaît aux gosses. Cette béquille douteuse avait déjà fait ses preuves dans le (cala)miteux ID: grande référence.

Dans TWISTER, les auteurs ont pu surmonter les poncifs en introduisant une joyeuse farfeluosité. Mais dans DANTE’S PEAK, Roger Donaldson, technicien efficace mais borné, se veut sérieux et ne parvient pas à se sortir de la banalité: on en a plein la vue, mais on s’ennuie. Dommage. Parce qu’une scène vaut le déplacement: les héros sont coinçés sur une barque au milieu d’un lac d’acide; le bateau se dissout lentement et la berge reste désespérément lointaine. Un bijou de cruauté, surprenant dans un ensemble bien conventionnel.

DANTE’S PEAK ne sert en fait qu’à une chose: prouver que la société d’effets spéciaux Digital Domain est aussi valable qu’ILM, responsable des tornades de TWISTER. Ces deux géants du cinéma informatisé, dans leur lutte féroce, montrent une compétence louable. Mais qu’ils se consacrent plutôt à la créativité (on les en sait capable), ça nous ferait plaisir.