Breaking and Entering
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Breaking and Entering

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Par Effraction

Equipe:
Durée : 120’
Genre:
Date de sortie: 20/03/2007

Cotation:

/ 6

Si vous avez manqué le début:

Will (Jude Law) traverse une période difficile avec Liv (Robin Wright Penn), sa compagne. Il vient en plus d’installer son cabinet d’architecte paysagiste dans King’s Cross, un quartier de Londres en pleine réhabilitation. Ses luxueux locaux attirent une bande du coin qui le cambriole à répétition. Excédé, Will finit par suivre l’un des jeunes voleurs jusque chez lui où le jeune homme, Miro (Rafi Gavron), vit avec sa mère, Amira (Juliette Binoche), une réfugiée bosniaque.
Afin d’en apprendre plus sur le gang, Will s’arrange pour sympathiser avec Amira mais rapidement, des sentiments imprévus surgissent...
Pour Will, c’est le début d’une plongée au cœur d’un autre univers que le sien, et au plus profond de lui-même.

 

Notre critique:

Tout le monde ou presque connaît Anthony Minghella depuis son fameux THE ENGLISH PATIENT (Le Patient Anglais), son film de près de trois heures, racontant par le menu un amour impossible à la OUT OF AFRICA, ou à la TITANIC… Si on peut lui reconnaître une mise en scène soignée dans ce genre, on peut aussi ne pas vraiment adorer ce type de romance dont les sentiers sont en général tout tracés!

Avec BREAKING AND ENTERING, on retrouve non seulement les préoccupations du réalisateur mais aussi deux de ses interprètes, Juliette Binoche et Jude Law réunis pour la première fois sur le grand écran. Et fort de ces deux comédiens cadrant parfaitement dans le genre 'romance contrariée', on part à nouveau dans un drame sentimental où les destins se croisent et où le bonheur n'est jamais acquis.

Une petite différence cependant: le récit se situe cette fois-ci dans le présent, dans l'incroyable melting pot londonien, et dans une atmosphère moderne dont les préoccupations nous touchent de plus près, ce qui change fondamentalement de ses films précédents (COLD MOUNTAIN, RIPLEY). Mais en mêlant une enquête, une fillette hyper-active, les quartiers difficiles de Londres, et tout cela de façon un peu artificielle comme pour renforcer l'impression de diversité et d'assimilation, Minghella en rajoute un peu trop et finit par diluer son histoire principale.

On retiendra aussi l'excellente prestation de Robin Wright Penn qui éclipse un peu une Binoche qui réussit cependant le tour de force de parler anglais avec l'accent bosniaque!