Luc Devereaux est un soldat mort réanimé pour et par l'armée américaine et transformé en bête de guerre. A la fin du premier opus, Luc Devereaux s'était humanisé. Aujourd'hui, nous le retrouvons instructeur. Sa mission: rendre intelligent. Sa classe: les soldats universels de la deuxième génération ("dont on ne perdra plus le contrôle, Monsieur le Président, car ils sont plus perfectionnés" affirment très sérieusement des scientifiques très farfelus).
Pas de chance: l'ordinateur central qui les commande, devenu malin tout seul (!), perd les pédales quand on lui annonce que le projet est avorté. Pas content du tout, il balance tous ses soldats dans la nature. Luc Devereaux est le seul à pouvoir arrêter le massacre.
Jean-Claude Van Damme est définitivement relégué au rang des gros musclés has-been, condamné à hanter les séquelles de ses propres navets. En l'occurrence la suite d'UNIVERSAL SOLDIER, brillamment intitulée: LE RETOUR (gageons que le troisième s'appellera LA FIANCEE D'UNIVERSAL SOLDIER!).
Bien sûr, le réalisateur Mic Rodgers nous en met plein les pupilles. Boum, badaboum et panpan se succèdent à un rythme effréné. Faut dire que le monsieur est un ancien cascadeur: il fait travailler les copains! Résultat des courses: on se colle presque une heure trente d'action ultra-violente dans les gencives. De l'action imprégnée d'un humour aussi lourd que le petit doigt de pied de Bill Godlberg, le monstrueux catcheur engagé pour poursuivre notre star belge. C'est déjà pas la joie.
Mais il y a pire...
Les explosions ne parviennent pas à dissimuler le filiforme scénario qui sert de prétexte à tant d'agitation. Un scénario aux incohérences navrantes, servi par des acteurs ridicules, Jean-Claude en tête. En effet, Van Damme est probablement le seul comédien encore en activité qui sonne faux même quand il se contente de marcher. Goldberg est aussi inexpressif qu'un moellon de la grande pyramide de Giseh. Et la blonde de service, Hedi Schanz, est aussi séduisante qu'une princesse égyptienne... momifiée.
C'est clair: ce retour sonne définitivement le glas des ambitions hollywoodiennes du karatéka de BLOODSPORT. Vu ce qu'il nous inflige, nul ne s'en plaindra.
Jean-Dominique Quinet [ Autres critiques de Jean-Dominique Quinet ]
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