cinopsis
cinopsisfilmsjeuxpotinscevfestivals

> Envoyer cette critique à un ami

> Accueil

> Critiques
> Videos
> Interviews
> B.O.F
> Bandes Annonces!

> Autres sites ciné


menu DVDPost
> Louez vos DVD
> Achetez des DVD

menu films
> Contact
> Pub



   

Devil's Advocate
(L'Associé du Diable)

Réalisation: Taylor Hackford
Interprètes: Charlize Theron, Keanu Reeves, Al Pacino, Craig T. Nelson, Jeffrey Jones, Judith Ivey
Scénario: Jonathan Lemkin, Tony Gilroy
Photographie: Andrzej Bartkowiak
Musique: James Newton Howard
Durée: 140'
Date de sortie (Belgique): 10-12-1997

La note de Cinopsis: *

Bande annonce
 

Autres images...

DEVIL'S ADVOCATE est un conte. Il nous dépeint les malheurs de Kevin Lomax (Keanu Reeves) avocat battant bien décidé à atteindre le sommet, même s'il faut pour cela défendre des causes douteuses. Engagé à New York par le cabinet de l'énigmatique John Milton (Al Pacino), Lomax quitte sa Floride natale pour rejoindre cette nouvelle Babylone, cité de tous les péchés comme lui dit sa très croyante maman. Grisé par le succès et l'argent, il ne se rend compte que trop tard de ses erreurs: il a sauvé des coupables du châtiment de la justice, et surtout a atomisé son mariage. Mais cette damnation était prévisible: son mystérieux patron n'est autre que le Diaaaaaaable en personne.

A l'origine, il y a un bon scénario. Une peinture au vitriol des avocats d'affaires doublée d'une fable morale dans tout ce que cela peut avoir de positif. Les traits sont cinglants. L'humour corrosif trouve d'excellents interprètes en Keanu Reeves, parfaitement utilisé en avocat aux dents longues, et en Al Pacino, diable séduisant et truculent à souhait.

Alors pourquoi diable Taylor Hackford s'est-il senti obligé de créer une mise en scène par endroits si grossière?

Nous avons choisi des images fantasmatiques qui ne donnent pas d'emblée la clé du mystère. (...) C'est seulement dans la dernière partie du film qu'elles trouvent leur raison d'être - déclare Taylor Hackford.

Ah bon? Après seulement une vingtaine de minutes de film on nous sort les grandes orgues, les chants religieux, les bruitages effrayants, les métamorphoses monstrueuses. Condensé des scènes finales de LA MALEDICTION (Richard Donner, 1975) et d'AMITYVILLE, LA MAISON DU DIABLE (Stuart Rosenberg, 1979), ces images font douter de la nature démoniaque de l'histoire aussi bien qu'une trace de pneu dans les tripes d'un animal éventré sur l'asphalte fait douter de la cause du décès. Lorsque Keanu Reeves découvre enfin qui est son patron, plus d'une heure après le spectateur, presque en s'exclamant Ciel! C'était donc lui! avec la main au front, on a juste envie de rire. Point de vue mystère: c'est raté.

De plus, et c'est plus grave, Taylor Hackford abuse de son droit à grossir le trait que lui donne le conte. Trop c'est trop. La caricature devient vite pesante et tendancieuse. Avec ses oppositions Bien/Mal, campagne vertueuse/ville corrompue, sexualité libre/sexualité de couple et même fumeur/non-fumeur! assénées comme des coups de massue, on passe ostensiblement du moral au moralisant.

Finalement DEVIL'S ADVOCATE est énervant. Il fait partie de cette sorte de films qu'on est tenté de qualifier de mauvais dans un coup de colère -exagérément peut-être- parce que la lourdeur de la forme a fini par étouffer la subtilité du fond.

Christophe Bruynix [ Autres critiques de Christophe Bruynix ]


Ce film se joue actuellement dans les salles suivantes:
-
RECHERCHE RAPIDE
(Personne ou film)

-


-
RECHERCHER
UNE SEANCE
Titre de film


-


Textes et contenu copyright © Cinopsis S.A. 1996-2009 - Vie privée
Quick link--->