Il était une fois un morceau de tissu au motif de feuilles bleues. De ce tissu naquit une robe, taillée dans les mains d'un couturier à la sexualité déviante. Cette robe fut ensuite mise en vente dans une boutique et achetée par une femme d'un âge certain, sur qui elle eut un effet aphrodisiaque et... fatal. Prenant vie et devenant ainsi le personnage principal de notre histoire, la robe au gré du vent s'envola envoûter d'autres femmes...
Construit sur ce scénario singulier, DE JURK ressemble plus à une peinture qu'à un film. Bien qu'imprégné d'un bout à l'autre par une atmosphère surréaliste, ce film nous baigne dans des impressions, du ressenti presque tactile. On n'a pas d'avis sur le jeu des acteurs, la progression narrative ou le développement dramatique. On pénètre un univers pour une centaine de minutes et puis voilà. Ni message particulier à entendre, ni fin. Ce film pourrait continuer pendant des heures. Il s'arrête là, bon, d'accord... Un peu déboussolant, quoique assez intéressant, DE JURK entre dans la catégorie du cinéma expérimental ... pour le spectateur.
Si vous vous sentez d'humeur curieuse, si, en vous levant, vos deux pieds ne touchent pas vraiment le sol, qu'il ne fait ni ensoleillé ni vraiment nuageux et que ce jour-là on vous promet une belle éclipse de soleil... alors, prenez votre voiture, roulez dans la nature, là où vous risqueriez d'apercevoir l'éclipse, arrêtez-vous dans le cinéma d'un petit village flamand et allez voir DE JURK.
Joy Craftlove [ Autres critiques de Joy Craftlove ]
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