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Interview de Will Smith (06/01/1999)

  Will Smith monte, monte, monte...

Londres. On l’attendait… Will Smith, la star du moment. Cool, relax, jovial, sympathique et ouvert. Will est une crème, c’est le genre d’invité idéal pour un soir de réveillon. Gentil, propre sur lui, il raconte des feintes, il danse, il chante et serait même capable de vous faire hurler de rire le jour de l’enterrement de votre grand-mère favorite. Ceci dit, il est à l’affiche de la dernière grosse production de Jerry Bruckheimer: ENEMY OF THE STATE. S’il n’est pas seul aux commandes de la machine, le succès ou le flop lui seront directement imputés. Voici le compte-rendu de notre rencontre avec ce jeune acteur qui monte, qui monte, qui monte…

CINOPSIS : Vous êtes la star du film, néanmoins vos partenaires sont des acteurs réputés avec une longue carrière derrière eux, ça met la pression, non?

Will Smith: Avant qu’on ne plonge réellement dans le film, j’ai senti quelques pressons mais maintenant que c’est un succès…non. Chaque fois que vous jouez avec des acteurs qui ont comme matricule Oscar winner (qui ont donc remporté un Oscar) devant leur nom, c’est un peu intimidant. Mais le tournage s’est passé de manière très confortable.

C. : Toute la technologie utilisée que nous pouvons voir à l’écran existe-t-elle réellement?

W.S. : Si j’avais vu le film avant que je n’aille visiter la CIA, j’aurai certainement pensé qu’il était loin d’être réaliste. La visite guidée que nous avons faite avec l ‘assistant directeur nous fait changé d’opinion. On a vu des photos prises par des satellites de champs de pavots taïwanais, des enregistreurs que l’on place dans les dents des agents et tout ça se trouvait dans… le musée. Alors vous pensez que si ça fait partie de l’histoire on peut se demander ce qui se trouve à l’étage supérieur derrière la grande porte rouge (rires). La technologie utilisée dans le film est vieille. A l’heure actuelle les satellites peuvent lire votre journal, et ça n’importe où dans le monde. Et ça, ça fait partie de la visite guidée, on a pu y avoir accès. Je n’arrive pas à imaginer ce qu’ils ont en magasin aujourd’hui…

C.: Cela vous effraie-t-il?

W.S.: Être sous les feux des projecteurs tous les jours et offrir une partie de sa vie privée vous obligent à jouer avec ses actes de surveillance. C’est bien plus effrayant pour les gens qui ne sont pas habitués à ce qu’on vérifie si leur téléphone n’est pas sur écoute de temps en temps. Ce film illustre le pire des scénarios d’une mauvaise utilisation d’une technologie consacrée à la surveillance!

C. : Avez-vous eu des problèmes avec ce type de technologie?

W.S.: Il a toujours des gens qui veulent prendre des photos. Dernièrement, il avait une caméra cachée dans les buissons. Elle s’enclenchait à chaque fois que l’on passait devant. Il y a toujours des trucs comme ça…

C.: Qu’avez-vous fait ?

W.S.: je lui ai offert quelques photos…

C.: Pour la première fois vous êtes la vraie tête d’affiche d’un film à gros budget, ça fait quoi de ne plus avoir d’effets spéciaux comme partenaires?

W.S.: Faire des films comme INDEPENDANCE DAY et MEN IN BLACK bourrés d’explosion et d’extra-terrestres, ça n’a pas vraiment de rapport avec Will Smith. Le public va pour le spectacle. Avec ENEMY OF THE STATE, c'est plus personnel, vous allez voir Will Smith et Gene Hackman jouer. Mais c’est bien plus confortable et rassurant de se trouve derrière une extraterrestre. Si MEN IN BLACK n’avait pas marché, on n’aurait pas dit que s’était de ma faute, ils auraient rejeté la faute sur des effets spéciaux puants ou un autre élément. Ici, je suis la raison numéro qu’il marche ou se plante. C’est assez dérangeant…

C.: Vous venez de passer le cap de la trentaine, quel regard portez-vous sur vos dix précédentes années ?

W.S.: J'ai fait tellement de choses pendant ma vingtaine que j’étais très heureux d’en avoir trente pour enfin me reposer (rires). Je suis assez content que ce film représente mon passage à l’âge adulte, c’est mon premier film adulte (rires)… Je suis content du résultat et surtout ce que l’équipe à réussir à sortir de moi. Mon naturel penche plutôt vers la comédie. J’ai toujours tendance à vouloir faire un truc marrant et Tony (le réalisateur), a réussir à me freiner.

C. : Vous avez fêté dignement vos trente ans?

W.S. : Le jour de mon anniversaire, j’étais en plein tournage sur Wild Wild West. Alors nous l’avons célébré un peu avant dans les studios d’Universal ou les Run Dmc ont donné un petit concert. Comme je viens de me lancer dans la production, ils m’ont prêté un local (rires).

C. : Musique, cinéma… qu’est-ce qui vos correspond le plus ?

W.S.: La musique... J’en fais à mon rythme. J’enregistre quand je veux, je fais les disques que je veux. Tout y est à propos de moi, de ce que pense et ce que je ressens. D’ailleurs l’album à plus d’un an et il marche toujours du tonnerre. D’un autre côté la télévision est vraiment le plus amusant. C’est un boulot super ! Vous gagnez une tonne de pogon, vous travail de 9 à 16, c’est vraiment cool. Vous rentrez le soir chez vous, vous avez congé le week-end… Vous êtes au studio trois ou quatre jours, ça dépend de la qualité du scénario… Avec le cinéma, c’est beaucoup plus long. Un film comme Enemy of the State est vraiment dur physiquement. En lisant le script, il y avait des pages et pages où je courrais qui se sont transformé en un mois de tournage. Tony Scott place une quinzaine de caméras et va jusqu’à filmer vos pieds. Certes, je n’avais pas anticipé les difficultés physiques et émotionnelles que représentaient des scènes dramatiques ou le simple fait de se sentir à l’aise en face de Gene Hackman et John Voight. Je pense sincèrement que cela transparaît à l'écran.

C. : John Voight véhicule une certaine image, un peu sèche, qu’en pensez-vous?

W.S.: John Voight est la personne la plus gentille que j’ai rencontré. C’est un blagueur, il est très joyeux. Je crois que ce sont ces éléments qui en font un si bon bad guy. S’il sonne à votre porte en vous disant qu’il vient d’avoir une panne de voiture, c’est le genre de personne que vous aideriez sans problème. Voir ce côté obscur doit être très excitant pour le public…

C. : Vous venez d’avoir un deuxième enfant, avez-vous assisté à sa naissance ?

W.S.: J’étais là prêt à l’attraper… On en sensé être différents des autres animaux, mais regarder un bébé sortir du ventre de quelqu’un semble être si naturellement… animalier. En plus il me ressemble, c’est vraiment surprenant. Vous pouvez être bourré, faire une galipette avec quelqu’un et créer quelqu’un qui vous ressemble, c’est dingue, non?

C.: Vous êtes très proche d’eux …

W.S. : Depuis mes 16 ans j’étais impatient d’avoir des enfants. J’ai grandit dans une famille où je comptais trois frères et sœurs. J’adorais ça, l’ambiance, etc.… J’essaie de créer ce type de maison, d’ambiance. Nous avons été éduqués à la militaire à cause mon père qui était dans l’armée. Les chaussettes devaient être rangées à leur place, etc.… Il y avait énormément de discipline…

C. : Comment gérez-vous votre succès depuis vos vingt ans?

W.S. : C’était une éducation, je faisais de la musique, j’étais plein d’envies. Je gagnais, je perdais de l’argent. Je me posais des questions par rapport à mes erreurs pour ne pas recommencer. Le monde de la musique est le plus dégueulasse bizness à travers le monde… ou peut-être après la boxe. Cette étape m’a préparé et m’a stabilisé en me permettant de relativisé le succès d’INDEPENDANCE DAY… On peut dire que j’étais préparé à affronter cette surveillance médiatique, je pense que quelqu’un qui débarque dans la sphère cinématographique sans avoir eu cet entraînement, à de quoi facilement péter les plombs.

C. : Vivre ce type d’événements en couple n’est pas trop lourd?

W.S.: Votre compagne doit être capable de comprendre votre vie, votre boulot, particulièrement à Hollywood. Il est inimaginable de débarqué de sa ville natale avec sa petite amie dans ce milieu. Il faut qu’elle puisse comprendre le fonctionnement ce qui se passe tous les jours. Peu de gens ont ma situation, c’est un pourcentage minimal de la population. C’est parfois assez dur à gérer.

C.: Quel votre plus beau souvenir?

W.S.: J’ai rencontré les Spice Girls…

C.: Vous allez prendre un peu de vacances après l’album et les deux tournages?

W.S.: Je ne sais pas encore très bien ce que je vais faire. J’ai envie de voyager, de rencontrer de nouveaux artistes à travers le monde, d’avoir de nouvelles collaborations avec un petit goût de hip-hop.

C.: Le mélange qui est souvent fait entre vie publique et vie privée ne vous gêne pas trop?

W.S.: Les gens croient de parce qu’on a une vie publique, on est un personnage public. Oh non, je suis une personne privée, je suis un père, un mari et ce n’est pas parce que je tourne des films que ça vous donne le droit de prendre des photos, écrire des mensonges sur moi quand vous en avez en vie. C’est l’aspect le plus dur de mon travail.

C.: Est-il vrai que vous aller interpréter Mohammed Ali à l’écran?

W.S.: Oh oui, le scénario est très bien et j’ai rencontré Mohammed Ali il y a quelques mois et nous avons beaucoup parlé de moi retraçant sa vie et il m’a dit que j’étais presque assez beau pour l’interpréter. Je vais devoir boxer, mais rassurez-vous, j’en ai déjà fait.

C.: C’est un grand tournant?

W.S.: J’étais très impatient de changer de registre et de rentrer dans un rôle qui réclamait une réelle interprétation.

C.: Est-il vrai que vous ne savez pas nager?

W.S.: J’ai appris à nager pour ENEMY OF THE STATE. J’ai une scène à bord d’un canoë et pour l’assurance, il fallait que j’apprenne à nager… Je n’ai jamais aimé l’eau. Si maintenant on me jette dans une piscine, je ne me noierai pas. Ce qui est frustrant, c’est que mon fils qui a 4 ans sait nager et qu’il me demande régulièrement d’aller nager avec lui dans la piscine. Je lui dis toujours que je vais le rejoindre et ne le fait jamais.

C.: Votre progéniture va-t-elle suivre vos traces?

W.S.: Mon fils n’est pas encore du bon matériel pour jouer. On vient de tourner le clip de Just the two of us. Il avait deux ou trois phrases à dire, il ne voulait pas, il pensait que les siennes étaient meilleures…

C.: Vous écrivez aussi…

W.S.: J’ai écrit une comédie qui s’appelle Love for Hire. C’est l’histoire d’une avocate pleine de succès qui décide d’avoir un bébé sans avoir de mari. Elle va payer un homme pour la mettre enceinte et lui foutre la paix. Je me suis enfermé avec Whitney dans une chambre d’hôtel et on l’a écrit en un week-end.

C.: Où se sont passées les principales prise de vues de Wild Wild West ?

W.S.: On a principalement à Los Angeles et à Santa Fe au Nouveau Mexique. Le réalisateur est Barry Sonnenfeld, Kevin Kline, Salma Hayek et Kenneth Branagh sont mes partenaires. Kenneth interprète le docteur Loveless, c’est lui qui a le meilleur rôle. Il a un accent du Sud, il n’a pas de jambe et il va se construire des jambes artificielles. Les effets spéciaux vont à nouveau être à l’honneur. Mon rôle est celui de James West (celui tenu par Robert Conrad dans la série). Les costumes seront superbes et le côté comédie est très développé.

C.: ça vous dirait de remporter un Oscar?

W.S.: Je n’ai jamais pensé gagner un Oscar. Pour moi, mettez à Tower Records, comme l’autre jour, c’est bien que tous les Oscars. D’ailleurs mettez-moi à Tower avec à mes côtes une centaine d’acteurs oscarisés et vous verrez, les gens ne savent même pas qui ils sont. Les fans, leur énergie sont bien mieux que toutes les autres récompenses. Bon ben, s’il m’en offre un, je ne vais pas refuser et je ne le rendrai pas…

Olivier Guéret


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