Réalisation: Emmanuelle Cuau
Interprètes: Virginie Efira, Gilbert Melki, Renan Prevot, Jean-Baptiste Blanc
Scénario: Eric Barbier, Eric Barbier

Durée: 85‘
Genre: Drame policier
Date de sortie: 29/03/2017
Cotation: * (de ooo -restez chez vous- à **** -rdv de toute urgence au cinéma)

Alors que Nathalie, joaillère de son état, a été engagée dans une boutique de bijoux, la direction lui signifie que ce job n’est plus d’actualité. Le problème, c’est qu’elle a deux enfants et qu’elle quitté son ancien boulot et son ancien domicile pour ce soi-disant nouveau travail...

PRIS DE COURT démarre comme un film social: une mère et ses deux enfants se retrouvent dans un état de détresse et de pauvreté temporaire qui contraint la mère à mentir à ses enfants, et le fils à sombrer dans des affaires louches. Mais voilà, par le biais du fils et de ses erreurs, le récit va prendre la tournure d’une affaire policière quelque peu rocambolesque qui va amener la mère à programmer une tentative d’arnaque invraisemblable.

Et c’est là que le deuxième film d’Emmanuelle Cuau pêche. Car malgré une écriture du scénario assez solide auquel a collaboré Eric Barbier (LE DERNIER DIAMANT, LE SERPENT), plutôt spécialiste de ce genre, PRIS DE COURT loupe son côté thriller par des situations qui sentent un peu le forcé ou le faux.

Heureusement, le contre-emploi de Virginie Efira (qui ferait mieux de s’essayer plus souvent à des rôles dramatiques) est assez intéressant -sans être parfait toutefois- et donne à PRIS DE COURT une partie de son intérêt cinématographique. Les autres personnages sont plus esquissés et plus effacés laissant une impression de trop peu dans la mécanique du film, ce qui ne fait qu’ajouter à un manque de profondeur général.

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A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...