Titre français: Les merveilles

Durée: 110‘
Genre: Drame
Date de sortie: 10/02/2015
Cotation: ** (de ooo -restez chez vous- à **** -rdv de toute urgence au cinéma)

Des chasseurs débarquent en fin de nuit en pleine campagne. En pleine campagne? Pas vraiment puisque juste à côté, dans une ferme, un père autoritaire, sa femme et ses quatre filles vivent en quasi autarcie, loin de tout...

En voyant les premières images de LE MERAVIGLIE, on pense presque tout de suite à VIE SAUVAGE de Cedric Kahn. Car bien que le sujet des deux films soient très différents, c’est ce même retour à une vie plus naturelle, plus ‘sauvage’ qui prédomine dans le deux.
Mais là où VIE SAUVAGE avait des allures de thriller et de fait divers, LE MERAVIGLIE se tourne plutôt vers une chronique paysanne plus poussée, enfonçant son récit dans le terroir même d’une région très isolée d’Italie. Jouant sur le parallèle entre la structure de la société des abeilles élevées par la famille et l’évolution de l’ainée des filles, Gelsomina, au sein de sa famille, sous l’égide d’un père autoritaire, le film nous propose une tranche de vie estivale d’un milieu social pas comme les autres.
Pour cette chronique, la réalisatrice Alice Rohrwacher joue souvent sur des scènes frisant l’allégorie, alternant avec talent le réalisme paysan, symboliser par Wolfgang, le père allemand, et le rêve et l’émotion, symbolisés par les filles de la famille. Le casting, très multiculturel, mélange lui aussi le nord et le sud, pour mieux servir son histoire.
Et même si la ligne générale du film est parfois un peu floue, il n’en reste pas moins que LE MERAVIGLIE est un film qui reste à l’esprit et au fond de la rétine, accompagnant le spectateur au-delà de la projection.

A propos de l'auteur

Eric Van Cutsem
Journaliste

Journaliste indépendant dès 1989 qui, depuis cette époque, se pose toujours la question de savoir si il est journaliste, informaticien, biologiste ou ... extra-terrestre. Peut–être un peu tout ça pensent certains...